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Actualités

Révélations israéliennes sur la démolition d’une mosquée après 1948

Le quotidien israélien Haaretz a révélé hier que le général Moshe Dayan, une figure légendaire d’Israël, avait fait démolir en 1950 une célèbre mosquée du sud du pays, de grande valeur archéologique. Il s’agit de la mosquée Mash’ad Nabi Hussein, dans la ville de Majdal, aujourd’hui Ashkelon, dont 9 000 habitants arabes avaient pris la route de l’exode durant la guerre de 1948 et les 3 000 restants avaient été chassés par Israël, par la suite. Cette mosquée, datant du XIe siècle, était un haut lieu de pèlerinage musulman, particulièrement pour les chiites, étant censée abriter selon la tradition la tombe de Hussein ben Ali, le petit-fils du prophète Mohammad, tué dans la bataille de Kerbala en Irak. Selon des documents d’archives cités par le journal, Moshe Dayan, alors lieutenant-colonel, a donné l’ordre de dynamiter le bâtiment. Plus de cent mosquées ont été détruites à la même époque, se trouvant dans les ruines d’environ 400 villages arabes dont les habitants avaient fui ou été chassés par l’armée israélienne durant la guerre. Certaines démolitions ont été menées en dépit de protestations réitérées du directeur du département israélien des antiquités de l’époque, Shmuel Yevin, qui s’était inquiété de la destruction de sites archéologiques précieux, certains comprenant des vestiges antiques chrétiens et juifs. L’ironie de l’histoire c’est que Moshe Dayan, futur chef d’état-major puis ministre de la Défense durant la guerre des Six-Jours de 1967, était lui-même un passionné d’archéologie et archéologue amateur. Ses fouilles illégales le mirent en délicatesse avec la justice.

Le quotidien israélien Haaretz a révélé hier que le général Moshe Dayan, une figure légendaire d’Israël, avait fait démolir en 1950 une célèbre mosquée du sud du pays, de grande valeur archéologique. Il s’agit de la mosquée Mash’ad Nabi Hussein, dans la ville de Majdal, aujourd’hui Ashkelon, dont 9 000 habitants arabes avaient pris la route de l’exode durant la guerre de 1948 et les 3 000 restants avaient été chassés par Israël, par la suite. Cette mosquée, datant du XIe siècle, était un haut lieu de pèlerinage musulman, particulièrement pour les chiites, étant censée abriter selon la tradition la tombe de Hussein ben Ali, le petit-fils du prophète Mohammad, tué dans la bataille de Kerbala en Irak. Selon des documents d’archives cités par le journal, Moshe Dayan, alors lieutenant-colonel, a...