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Actualités - Chronologie

Iran Deux quotidiens modérés interdits, un troisième autorisé

Un juge iranien a contesté hier la décision de fermeture du grand quotidien modéré Ham Mihan, tandis que la justice a annulé définitivement l’autorisation de parution d’un deuxième journal réformateur, mais autorisé un troisième à reparaître. « Il n’y a eu aucun problème dans la procédure judiciaire et le procès » du quotidien modéré Ham Mihan, a déclaré le juge Seyed Hossein Hosseinian, contredisant ainsi la position du procureur Saïd Mortazavi. Ham Mihan, fondé et dirigé par l’ancien maire de Téhéran, Gholam Hossein Karbaschi, avait reparu en mai après une suspension de sept ans et a été à nouveau interdit mardi. Le procureur Mortazavi a expliqué que cette reparution était illégale compte tenu d’« erreurs » dans le déroulement du procès qui avait débouché sur la « suspension provisoire » du journal en 2000. Ham Mihan avait repris le 13 mai le rôle de porte-flambeau de la presse modérée, en lieu et place du quotidien Shargh, suspendu en septembre 2006 et autorisé à reparaître un jour après Ham Mihan qui bénéficiait de l’expérience de journalistes confirmés. Son fondateur, M. Karbaschi, est un technocrate proche de deux anciens présidents : le conservateur pragmatique Akbar Hachémi Rafsandjani et le réformateur Mohammad Khatami. Par ailleurs, la justice a définitivement annulé l’autorisation de parution du quotidien réformateur Mosharekat, « suspendu » il y a sept ans, a déclaré à l’AFP Saïd Shariati un responsable du Front de la participation, l’un des principaux partis réformateurs. « Le juge a définitivement annulé le permis de parution de Mosharekat, dont le directeur était Mohammad Reza Khatami », le frère de l’ancien président, a déclaré M. Shariati. Le journal avait été suspendu il y a sept ans alors que Mohammad Reza Khatami dirigeait le Front de la participation. En revanche, la justice a autorisé la reparution après trois ans de suspension du quotidien Vaghaye Etefaghiyeh, dirigé par un dirigeant du Front de la participation, a rapporté la presse. Il existe actuellement une quarantaine de quotidiens nationaux généralistes dont la moitié sont proches des réformateurs et des modérés.

Un juge iranien a contesté hier la décision de fermeture du grand quotidien modéré Ham Mihan, tandis que la justice a annulé définitivement l’autorisation de parution d’un deuxième journal réformateur, mais autorisé un troisième à reparaître. « Il n’y a eu aucun problème dans la procédure judiciaire et le procès » du quotidien modéré Ham Mihan, a déclaré le juge Seyed Hossein Hosseinian, contredisant ainsi la position du procureur Saïd Mortazavi. Ham Mihan, fondé et dirigé par l’ancien maire de Téhéran, Gholam Hossein Karbaschi, avait reparu en mai après une suspension de sept ans et a été à nouveau interdit mardi. Le procureur Mortazavi a expliqué que cette reparution était illégale compte tenu d’« erreurs » dans le déroulement du procès qui avait débouché sur la « suspension...