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Sommet Bush-Poutine La diplomatie du pêcheur à la rescousse des relations russo-américaines

Si les relations entre Vladimir Poutine et George W. Bush ont parfois semblé tourner au rapport de force, le président russe en a remontré au président américain en attrapant un bar dès sa première partie de pêche. Loin d’en prendre ombrage, George W. Bush, qui avait qualifié ses dernières parties de pêches de « minables », et son père George Bush ont complimenté leur hôte venu passer deux jours dans la maison familiale du Maine. « C’est le président Poutine qui a pêché le seul poisson aujourd’hui ! » a lancé joyeusement lundi matin le père du président américain, George Bush, pantalon rose et lunettes de soleil, venu faire patienter les journalistes qui attendaient les présidents sur la pelouse de sa maison de Kennebunkport qui surplombe l’Atlantique. « C’était dur et il savait visiblement ce qu’il faisait », a-t-il salué, avant de se souvenir avec émotion de l’accueil qu’il avait reçu avec son épouse Barbara il y a deux ans à Sotchi au bord de la mer Noire. « C’était une visite très chaleureuse, son labrador était là, il lui jetait un bâton dans l’eau », a raconté M. Bush père (84 ans) sous le regard de Barbara. Alors que les relations entre la Russie et les États-Unis sont au plus bas depuis longtemps, c’est des mêmes vertus de la convivialité familiale et du bon air que les parents Bush ont semblé vouloir user pour renforcer les relations entre leur fils et Vladimir Poutine. Ils ont « beaucoup » apprécié la compagnie l’un de l’autre au cours de ce séjour de moins de 24 heures dans la maison où George W. Bush passait ses vacances lorsqu’il était enfant et où son père recevait les grands de ce monde, a affirmé Barbara Bush en réponse à une question. Les présidents arrivent enfin pour le point de presse, col ouvert sans cravate. Le fameux poisson est le premier sujet abordé par Bush fils qui complimente son hôte. M. Poutine répond modestement que « le capitaine a joué un rôle considérable ». « Comme c’est délicat de ta part », lui dit M. Bush avant d’aborder les sujets plus graves. Mais ils n’ont pas manqué au cours de la conférence, échangeant des regards entendus, l’un de parler de la « confiance » qu’il accorde à Poutine, l’autre d’affirmer qu’ils se parlaient « comme des amis ». Arrivé dimanche en fin d’après-midi, M. Poutine a eu ce jour-là, avec son homologue avant tout, des échanges personnels, laissant de côté les questions concrètes, aux dires des conseillers présidentiels américain et russe. « Nous nous sommes concentrés sur la philosophie du moment », « le ton a été donné » avait expliqué dimanche soir le conseiller du président russe pour les Affaires extérieures, Sergueï Prikhodko. Il y a même « eu des discussions sur les chiens », a raconté lundi le conseiller du président américain pour la Sécurité Steve Hadley. L’histoire a eu une place importante et avant tout celle de la Seconde Guerre mondiale, de l’alliance tout sauf évidente entre États-Unis et URSS, deux puissances que tout semblait opposer. De même que les souffrances du peuple russe, un fait qui tient à cœur aux Russes pour la reconnaissance de leur rôle dans l’écrasement du nazisme. « Les présidents ont échangé des impressions et inquiétudes personnelles », a dit M. Prikhodko à ce sujet. Les histoires de famille ne pouvaient manquer, le père de Poutine ayant défendu les abords de Leningrad où il a été grièvement blessé tandis que Bush père a combattu comme aviateur.
Si les relations entre Vladimir Poutine et George W. Bush ont parfois semblé tourner au rapport de force, le président russe en a remontré au président américain en attrapant un bar dès sa première partie de pêche.
Loin d’en prendre ombrage, George W. Bush, qui avait qualifié ses dernières parties de pêches de « minables », et son père George Bush ont complimenté leur hôte venu passer deux jours dans la maison familiale du Maine. « C’est le président Poutine qui a pêché le seul poisson aujourd’hui ! » a lancé joyeusement lundi matin le père du président américain, George Bush, pantalon rose et lunettes de soleil, venu faire patienter les journalistes qui attendaient les présidents sur la pelouse de sa maison de Kennebunkport qui surplombe l’Atlantique. « C’était dur et il savait visiblement ce...