Les perspectives économiques de la zone euro restent favorables, la demande intérieure continuant d’alimenter la croissance et l’inflation paraissant toujours maîtrisée, a déclaré hier la Commission européenne dans son rapport trimestriel. L’Exécutif européen confirme sa prévision d’une croissance de 2,6 % du produit intérieur brut des Treize cette année, après 2,7 % en 2006.
Il juge que les risques pesant sur la croissance sont équilibrés, la demande intérieure étant susceptible de dépasser les attentes tandis qu’un ralentissement aux États-Unis pourrait avoir des conséquences néfastes sur la zone euro.
Le taux de chômage dans la zone euro en mai, publié hier, va dans le sens de cette analyse. Il est revenu en mai à 7,0 % en données corrigées des variations saisonnières, son plus bas niveau historique, contre 7,1 % en avril.
La Commission ajoute néanmoins que la croissance de la région pourrait souffrir d’un ralentissement plus marqué qu’anticipé des investissements immobiliers dans certains pays, même si les données disponibles traduisent un ralentissement progressif des marchés irlandais et espagnol.
« À court terme, l’inflation devrait rester modérée puisque les prix attendus sont stables, l’inflation importée demeure sous contrôle et les coûts unitaires de main-d’œuvre progressent lentement », écrit la Commission dans un communiqué. « Toutefois, certains prix pourraient augmenter au fur et à mesure que le cycle économique arrive à maturité. »
La Commission s’en tient à sa prévision d’une inflation de 1,9 % dans la zone euro cette année, ce qui correspondrait à l’objectif de la BCE, qui entend contenir la hausse des prix à la consommation en dessous de mais près de 2 %.
Le rapport de la Commission ajoute que les pressions inflationnistes pourraient augmenter avec les hausses de salaires, notamment si l’Allemagne et l’Autriche rompent avec la modération salariale.
Pour l’Exécutif européen, les tensions risquent de devenir plus marquées sur un marché de l’emploi toujours solide, avec plus de cinq millions d’emplois qui pourraient être créés en 2007-2008.
Faible impact de l’euro fort
La Commission note que les marchés financiers anticipent au cours du premier semestre 2008 une hausse par la Banque centrale européenne de son principal taux directeur à 4,5 %, contre 4,0 % actuellement.
Pour la CE, les cours pétroliers devraient rester élevés, avec des conditions de financement soutenant toujours la croissance mais moins que l’année précédente.
La Commission de Bruxelles a minimisé l’impact négatif d’un euro fort sur les exportations de l’Europe des 13, un sujet sensible pour certains dirigeants politiques.
Le président français Nicolas Sarkozy a répété lundi qu’il jugeait l’euro surévalué.
« En moyenne, cette appréciation (de l’euro) demeure relativement limitée, à environ 4 % en termes nominaux depuis le début de 2006, et elle a été partiellement compensée par une évolution favorable des coûts domestiques », écrit de son côté la Commission.
« La croissance des échanges de la zone euro s’est significativement ralentie durant le premier trimestre, de 0,3 % par rapport au trimestre précédent », observe-t-elle. « Ce tassement reflète en partie une correction statistique après des chiffres exceptionnellement élevés pour le dernier trimestre de 2006, mais peut-être également un léger essoufflement de la croissance commerciale mondiale. »
L’Exécutif estime qu’entre 2001 et 2006, les fluctuations du taux de change ont ralenti la croissance annuelle des exportations de la zone euro de 0,6 point de pourcentage, ce qu’elle juge modeste par rapport à la croissance annuelle moyenne des exportations de 5 % durant la période.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les perspectives économiques de la zone euro restent favorables, la demande intérieure continuant d’alimenter la croissance et l’inflation paraissant toujours maîtrisée, a déclaré hier la Commission européenne dans son rapport trimestriel. L’Exécutif européen confirme sa prévision d’une croissance de 2,6 % du produit intérieur brut des Treize cette année, après 2,7 % en 2006.
Il juge que les risques pesant sur la croissance sont équilibrés, la demande intérieure étant susceptible de dépasser les attentes tandis qu’un ralentissement aux États-Unis pourrait avoir des conséquences néfastes sur la zone euro.
Le taux de chômage dans la zone euro en mai, publié hier, va dans le sens de cette analyse. Il est revenu en mai à 7,0 % en données corrigées des variations saisonnières, son plus bas niveau...