Le Haut tribunal administratif égyptien a accepté d’examiner l’appel de coptes (chrétiens d’Égypte) convertis à l’islam et cherchant à redevenir chrétiens, a affirmé hier à l’AFP leur avocat. Cette décision est « très positive », a déclaré Me Ramsès al-Naggar. En Égypte, les chrétiens se convertissant à l’islam le font souvent pour contourner les règles très strictes de l’Église copte concernant le divorce ou pour épouser une personne de confession musulmane.
En avril, une cour avait rejeté la demande de 12 coptes qui s’étaient convertis à l’islam et souhaitaient redevenir chrétiens, affirmant que cela équivalait à de l’apostasie selon la charia (loi islamique) et constituait une « manipulation de l’islam et des musulmans ». Les plaignants ont fait appel, mais le gouvernement tente d’empêcher que celui-ci soit examiné, selon l’avocat. Le juge, Essam Abdel Aziz, a toutefois choisi de reconsidérer l’affaire. L’appel sera entendu le 1er septembre. « Cela prouve qu’il y a encore une fenêtre de liberté en Égypte », d’après Me Naggar. « Nous espérons que la cour fera respecter les principes de la non-discrimination et de la liberté religieuse », a ajouté Hossam Bahgat, directeur de l’ONG l’Initiative égyptienne pour les droits de la personne.
Plainte d’une Saoudienne : la police
religieuse se présente à l’audience
La police religieuse saoudienne a dépêché un représentant hier devant un tribunal civil qui examinait une plainte déposée contre elle par une Saoudienne, a déclaré à l’AFP l’avocat de la plaignante. La femme réclame « des indemnités pour les préjudices qu’elle a subis avec sa fille » au moment de leur arrestation, « abusive » selon elle, par un membre de cet organisme qui les accusait de « ne pas se conformer à l’habit décent », avait indiqué l’avocat à l’ouverture du procès, le 13 mai. La police religieuse, appelée « Commission d’incitation au bien et de prévention du mal », ne s’était pas présentée à la première audience.
Lors de la deuxième, son représentant s’est borné à rappeler le verdict d’un tribunal islamique qui avait rejeté la plainte « sous prétexte qu’un membre de (la police religieuse) ne peut être jugé », selon l’avocat, Me Abderrahman al-Lahm. Le tribunal civil a décidé de reporter au 1er septembre l’examen de cette affaire.
Dimanche, le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef ben Abdel Aziz, a défendu énergiquement cette police religieuse, affirmant qu’elle était « visée par les journalistes ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Haut tribunal administratif égyptien a accepté d’examiner l’appel de coptes (chrétiens d’Égypte) convertis à l’islam et cherchant à redevenir chrétiens, a affirmé hier à l’AFP leur avocat. Cette décision est « très positive », a déclaré Me Ramsès al-Naggar. En Égypte, les chrétiens se convertissant à l’islam le font souvent pour contourner les règles très strictes de l’Église copte concernant le divorce ou pour épouser une personne de confession musulmane.
En avril, une cour avait rejeté la demande de 12 coptes qui s’étaient convertis à l’islam et souhaitaient redevenir chrétiens, affirmant que cela équivalait à de l’apostasie selon la charia (loi islamique) et constituait une « manipulation de l’islam et des musulmans ». Les plaignants ont fait appel, mais le gouvernement...