La National Gallery de Londres explore l’univers de la bourgeoisie flamande du XVIIe siècle, le «siècle d’or néerlandais », à travers une collection de portraits dont ceux des maîtres Rembrandt et Frans Hals.
L’exposition « Portraits hollandais : le siècle de Rembrandt et de Frans Hals », jusqu’au 16 septembre 2007, rassemble pour la première fois 60 portraits individuels, familiaux ou cérémoniels, rendant hommage à 29 artistes différents.
Suite à son indépendance vis-à-vis de l’Espagne en 1581, la Hollande connaît une ère de richesse sans précédent, à la pointe des arts, des sciences et du commerce.
De riches négociants et entrepreneurs forment la nouvelle bourgeoisie protestante qui cherche à se représenter dans la société et s’empare du genre du portrait, jusque-là réservé à l’aristocratie.
Pour la première fois en Europe, ce n’est ni l’Église ni la royauté, mais les bourgeois qui font appel aux artistes pour peindre leurs scènes familiales, ainsi que leur réussite sociale et professionnelle.
Le génie du portrait Frans Hals rompt avec l’austérité des représentations figées, comme en témoigne son audacieux portrait de l’union du marchand Issac Massa et de sa femme Beatrix van der Laen : il peint une scène informelle entre les deux époux riant, assis au pied d’un arbre.
Dans une Hollande pacifiée au XVIIe siècle, les héros militaires sont des gentlemen populaires en ville : le tableau commencé par Frans Hals et terminé par Pieter Codde, Officiers et autres gardes du 11e district d’Amsterdam, est le plus grand tableau de l’exposition, 209 x 429 cm.
Rembrandt, considéré comme le plus grand peintre néerlandais du XVIIe siècle, représente les corps et les visages avec plus de théâtralité.
Sa maîtrise de l’ombre et de la lumière, selon sa technique du clair-obscur, donne de l’intensité aux regards et à l’expression des visages.
Un tableau exceptionnel du peintre a été prêté : La leçon d’anatomie du docteur Nicolaes Tulp, qui témoigne de l’importance de la profession et des sciences au XVIIe siècle.
Au-delà de la représentation de la beauté et la richesse, Rembrandt peint des portraits plus intimes.
Son Portrait d’un vieil homme montre un visage moins lisse, abîmé par les années, une vision d’humanité.
En fin de parcours, l’exposition propose des tableaux de taille plus modeste, qui prennent plus de risques esthétiques et de liberté, comme le Portrait de Bernardina van Raesfelt de Jan Steen, qui représente de façon allégorique les images intérieures d’une petite fille.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La National Gallery de Londres explore l’univers de la bourgeoisie flamande du XVIIe siècle, le «siècle d’or néerlandais », à travers une collection de portraits dont ceux des maîtres Rembrandt et Frans Hals.
L’exposition « Portraits hollandais : le siècle de Rembrandt et de Frans Hals », jusqu’au 16 septembre 2007, rassemble pour la première fois 60 portraits individuels, familiaux ou cérémoniels, rendant hommage à 29 artistes différents.
Suite à son indépendance vis-à-vis de l’Espagne en 1581, la Hollande connaît une ère de richesse sans précédent, à la pointe des arts, des sciences et du commerce.
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