Deux ressortissants américains ont été tués dans un attentat-suicide à la voiture piégée qui visait hier un convoi d’une société américaine de sécurité privée dans la banlieue de Kaboul, a affirmé le chef de la police criminelle, Alishah Paktiawal. Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Zemarai Bashary, a cependant donné un bilan différent, rapportant la mort d’un « ressortissant étranger et d’une femme afghane » dans cet attentat-suicide, le troisième à frapper ce mois-ci la capitale afghane placée sous haute sécurité. Un porte-parole des talibans a revendiqué l’attaque. Un autre attentat-suicide à la voiture piégée a visé un convoi de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) de l’OTAN dans la province de Paktika, selon un porte-parole de l’ISAF, John Thomas, soulignant que des soldats avaient été blessés.
Un ex-détenu russe de Guantanamo abattu par le FSB
Les forces spéciales russes ont tué par balles, dans le sud de la Russie, un ex-détenu de Guantanamo, a indiqué le FSB (services de sécurité) en le qualifiant d’extrémiste. Rouslan Odijev a été tué, ainsi qu’un autre homme, à Naltchik, capitale de la petite république autonome de Kabardino-Balkarie, a déclaré le FSB sans donner davantage de précisions. Odijev avait été remis à la Russie en 2004. Il faisait partie d’un total de sept Russes arrêtés par les États-Unis en Afghanistan en 2002 et incarcérés à Guantanamo. Tous s’étaient déclarés opposés à leur renvoi en Russie, déclarant qu’ils ne pourraient plus mener une vie normale dans leur pays. Le FSB avait placé Odijev sur sa liste de personnes recherchées, en 2005, en le soupçonnant d’avoir aidé à organiser une attaque d’insurgés islamistes contre Naltchik, qui fit plus de 100 morts.
Beslan : des proches des victimes
attaquent la Russie en justice
Des parents d’enfants tués dans l’assaut contre l’école de Beslan, en 2004, ont engagé des poursuites contre la Russie devant la Cour européenne des droits de l’homme, en accusant les autorités russes de ne pas avoir mené une véritable enquête sur les conditions de ce massacre. Officiellement, plus de 300 personnes, pour la moitié des enfants, avaient péri dans l’assaut donné par les forces de l’ordre contre l’école de Beslan où des islamistes armés retenaient un millier d’otages. Bon nombre de proches de victimes affirment que l’opération de secours bâclée est responsable d’un bilan si élevé et accusent les autorités d’avoir étouffé l’enquête. Les plaignants accusent les autorités russes d’avoir violé les traités sur les droits de l’homme en privant les proches des victimes du droit à une enquête objective sur l’affaire de Beslan.
Menace « très élevée » en Europe
et au Maghreb
La menace terroriste est à un niveau « très élevé » en Europe, particulièrement en France, et dans le Maghreb, a indiqué à Madrid le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière. « Cela tient notamment à la problématique irakienne, qui a alimenté des réseaux implantés en France », a-t-il déclaré, citant également parmi les pays menacés l’Espagne et l’Italie. « L’élément nouveau », a ajouté le magistrat français, est le renforcement de l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, qui s’est rallié en septembre 2006 à el-Qaëda et s’est rebaptisé depuis Branche d’el-Qaëda au Maghreb islamique. Selon le juge français, l’ex-GSPC représente une « double menace ». « Il veut faire imploser le Maghreb, notamment l’Algérie, où il a déjà commis des attentats, mais aussi le Maroc, où il y aura bientôt des élections, et la Tunisie, et veut aussi exporter la violence en Europe. »
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