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France L’audition par la justice se précise pour Chirac, redevenu simple citoyen

Redevenu un simple citoyen depuis le 16 juin, l’ancien président français Jacques Chirac a exclu hier de témoigner dans l’affaire Clearstream, mais pourrait toutefois bientôt être entendu par la justice dans des affaires antérieures au début de sa présidence en 1995. M. Chirac, 74 ans, n’est rentré qu’il y a peu de temps de vacances au Maroc. Il est resté très discret depuis son départ du pouvoir le 16 mai et la prise de fonctions de son successeur Nicolas Sarkozy qui, bien que de la même famille politique, fut un rival. Selon le quotidien Le Parisien, M. Chirac a été convoqué « discrètement » par le juge chargé de l’affaire des emplois fictifs de son parti, le RPR (Rassemblement pour la République, devenu UMP, Union pour un mouvement populaire), à la mairie de Paris. Cette affaire est potentiellement la plus inquiétante pour l’ex-président dont le nom a été associé à une série d’affaires politico-financières remontant à l’époque où il était maire de Paris (avant 1995) et patron du puissant RPR, et qui ont valu à plusieurs de ses proches d’être condamnés. Parmi eux, l’ex-Premier ministre de M. Chirac, Alain Juppé, seul ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy qui a dû laisser sa place après son échec aux dernières législatives. M. Juppé avait été condamné en 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité. Selon Le Parisien, M. Chirac doit être entendu sous le régime de « témoin assisté », un statut qui induit que certaines charges pourraient être retenues contre lui. L’avocat de M. Chirac, Jean Veil, a contesté samedi auprès de l’AFP qu’une date et un lieu d’audition de l’ex-président aient déjà été fixés, comme l’écrivait le journal, confirmant toutefois des contacts avec le juge en vue d’une future convocation. L’ancien chef de l’État a déjà fait savoir vendredi soir qu’il était à la disposition de la justice « pour répondre aux questions qui lui seraient utilement posées » dans le cadre d’affaires antérieures à sa présidence, selon un communiqué de son bureau. En revanche, M. Chirac a affirmé qu’il ne témoignerait pas « sur des faits accomplis ou connus durant son mandat » présidentiel. Les socialistes en crise adoptent le statu quo, Royal marginalisée Le Parti socialiste français, en crise après une série d’échecs électoraux, a adopté à une large majorité un calendrier maintenant le statu quo et marginalisant de fait la candidate malheureuse à la présidentielle Ségolène Royal, qui a boudé la réunion. Le conseil national, « parlement » du PS, a voté samedi à une écrasante majorité à main levée le « calendrier de rénovation » proposé par François Hollande, chef du PS depuis 10 ans et ex-compagnon de Ségolène Royal. Le programme adopté maintient la direction actuelle et l’organisation comme prévu du congrès devant désigner un nouveau leader après les municipales du printemps 2008. Il sera précédé d’universités d’été fin août qui devront « redéfinir les orientations » du PS et « tracer les nouvelles frontières de la gauche », a expliqué M. Hollande. Les proches de Ségolène Royal ont échoué à faire adopter un texte qui prévoyait notamment un congrès anticipé. Forte de sa popularité au sein des adhérents du PS, Mme Royal a pour ambition de prendre au plus vite la direction du PS et de se donner le temps de préparer son programme pour 2012, en s’inspirant de Nicolas Sarkozy qui avait pris les rênes de l’UMP en 2003 avant de mettre au point ses propositions et d’en devenir le candidat. Partisane d’un recentrage du parti, Mme Royal a pris ses distances avec la ligne actuelle du PS en jugeant « pas du tout crédible » le SMIC à 1 500 euros en cinq ans et la généralisation de la semaine des 35 heures de travail qu’elle avait défendus dans son programme présidentiel. « Ces propos ont jeté le trouble jusque parmi ses plus fervents supporteurs et déchaîné ses adversaires », résumait le journal Le Parisien, tandis que Le Figaro dénonçait les « mensonges tactiques » et le « cynisme » de Ségolène Royal. Au-delà des luttes fratricides, le PS traverse une grave crise identitaire et va devoir trancher sur les orientations à prendre afin de reconquérir l’électorat. L’ancien ministre de l’Économie Dominique Strauss-Kahn, favori des Français pour diriger le PS, prône une social-démocratie s’appuyant sur un rapprochement avec le centre, tandis que l’ex-Premier ministre Laurent Fabius continue de souhaiter un ancrage à gauche.
Redevenu un simple citoyen depuis le 16 juin, l’ancien président français Jacques Chirac a exclu hier de témoigner dans l’affaire Clearstream, mais pourrait toutefois bientôt être entendu par la justice dans des affaires antérieures au début de sa présidence en 1995.
M. Chirac, 74 ans, n’est rentré qu’il y a peu de temps de vacances au Maroc. Il est resté très discret depuis son départ du pouvoir le 16 mai et la prise de fonctions de son successeur Nicolas Sarkozy qui, bien que de la même famille politique, fut un rival. Selon le quotidien Le Parisien, M. Chirac a été convoqué « discrètement » par le juge chargé de l’affaire des emplois fictifs de son parti, le RPR (Rassemblement pour la République, devenu UMP, Union pour un mouvement populaire), à la mairie de Paris. Cette affaire est potentiellement...