Quelque 200 Palestiniens, dont des femmes et des enfants, qui tentaient de fuir par crainte pour leur vie, étaient toujours bloqués hier dans le corridor menant à Erez, principal point de passage entre la bande de Gaza et Israël qui refuse de les laisser entrer sur son territoire.
« Nous leur fournissons quotidiennement des vivres et de l’eau », a déclaré à la radio publique le colonel Nir Press, commandant de l’unité de liaison avec les Palestiniens. Israël a fermé tous les points de passage avec la bande de Gaza depuis la prise de contrôle de ce territoire par le Hamas. « Il est clair, pour nous tous, que nous ne voulons pas voir arriver en Judée Samarie (Cisjordanie) des activistes des Brigades des Martyrs d’el-Aqsa, (groupe armé lié au Fateh) impliqués dans des tirs de roquettes (contre Israël) ou dans la planification d’attentats », a déclaré le colonel Press, justifiant l’interdiction d’entrée faite aux réfugiés palestiniens. « Ce sont là des arguments de fonctionnaires bouchés. Qu’ont avoir des femmes, des enfants, des vieillards et des malades avec de telles considérations ? » s’est, pour sa part, insurgé, à la radio militaire, l’ancien député de gauche, Yossi Sarid. Ce dernier a dénoncé dans une tribune, publiée hier en une du quotidien Haaretz, l’attitude d’Israël qui dépêche ses équipes de secours aux quatre coins du monde pour aider les victimes de catastrophes naturelles, mais ne fait rien, selon lui, quand des réfugiés se pressent devant sa porte.
Hier après-midi, l’armée israélienne a toutefois autorisé des ambulances de la Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge, à évacuer une douzaine de Palestiniens blessés depuis le point de passage d’Erez, a indiqué un porte-parole militaire.
Lundi, un Palestinien, qui tentait de rejoindre Erez pour aller se réfugier en Cisjordanie, a été tué et trois autres blessés par des tirs de soldats israéliens, selon des sources hospitalières palestiniennes. L’armée israélienne a affirmé de son côté qu’un Palestinien armé avait lancé une grenade et ouvert le feu sur un groupe d’une dizaine de civils palestiniens qui s’approchaient d’Erez. Dans le même temps, trois chars et un bulldozer de l’armée israélienne ont mené hier une incursion en territoire palestinien près du point de passage d’Erez. « Il s’agit d’une mesure défensive destinée à protéger le terminal d’Erez », a déclaré un porte-parole de l’armée.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Quelque 200 Palestiniens, dont des femmes et des enfants, qui tentaient de fuir par crainte pour leur vie, étaient toujours bloqués hier dans le corridor menant à Erez, principal point de passage entre la bande de Gaza et Israël qui refuse de les laisser entrer sur son territoire.
« Nous leur fournissons quotidiennement des vivres et de l’eau », a déclaré à la radio publique le colonel Nir Press, commandant de l’unité de liaison avec les Palestiniens. Israël a fermé tous les points de passage avec la bande de Gaza depuis la prise de contrôle de ce territoire par le Hamas. « Il est clair, pour nous tous, que nous ne voulons pas voir arriver en Judée Samarie (Cisjordanie) des activistes des Brigades des Martyrs d’el-Aqsa, (groupe armé lié au Fateh) impliqués dans des tirs de roquettes (contre Israël) ou dans la...