Arsenal-Henry : vers la fin d’une histoire inaboutie ?
le 18 juin 2007 à 00h00
Un départ d’Arsenal de Thierry Henry, dont les signes s’accumulent, signerait après huit saisons la fin d’une histoire d’amour inaboutie entre le club anglais et son joueur emblématique.
Quand il avait infligé un camouflet au FC Barcelone, il y a un an, en prolongeant jusqu’en 2011 avec les Gunners, Henry affirmait que le club londonien « n’avait rien à envier » aux Catalans.
Une saison ratée plus tard, pour lui comme pour son équipe, les faits le contredisent. Et il serait périlleux pour Henry de parier sur un exercice 2007/08 jonché de trophées pour Arsenal, confronté à de fortes turbulences internes et une période de restriction budgétaire. Chacun pourrait trouver un intérêt dans un divorce. En vendant un joueur de 30 ans dont les blessures ont gâché la saison, Arsenal trouverait les fonds dont il a besoin pour recruter.
Pour Henry, un déménagement en Catalogne offrirait une augmentation salariale et la perspective plus concrète de remporter enfin un trophée européen, motivations plus convaincantes que son mécontentement affiché sur le départ du directeur exécutif David Dein.
L’Angleterre s’agace
Après avoir répété sur tous les tons qu’il était à Arsenal « pour la vie », l’intéressé susurre désormais qu’il n’a pas pris de décision et se risque à une lapalissade qui n’engage à rien : « Pour l’instant », il est un Gunner.
Un départ laisserait un goût d’inachevé aux supporteurs comme à Henry, qui, malgré son incroyable total de 226 buts en 369 matches, est toujours en quête du statut d’icône immaculée dont bénéficiait un Patrick Vieira.
Cette saison, pour la première fois dans sa longue histoire, l’image de parfaite adéquation que renvoyait le couple Wenger-Henry a semblé abîmée quand Henry a jugé que « la profondeur de l’effectif n’avait rien à voir avec celle d’autres équipes ». « Cette équipe n’est pas l’équipe d’un joueur », avait répliqué l’entraîneur.
En cas de séparation à l’amiable, il sera temps pour Wenger de se lancer dans la quête d’un successeur au « roi Henry ». Si le Barcelonais Samuel Eto’o semble trop cher et peu enclin à rejoindre les Gunners, Wenger pourrait, selon la presse britannique, se tourner vers David Trézéguet. Ou travailler au retour de l’enfant prodigue, Nicolas Anelka.
Un départ d’Arsenal de Thierry Henry, dont les signes s’accumulent, signerait après huit saisons la fin d’une histoire d’amour inaboutie entre le club anglais et son joueur emblématique.
Quand il avait infligé un camouflet au FC Barcelone, il y a un an, en prolongeant jusqu’en 2011 avec les Gunners, Henry affirmait que le club londonien « n’avait rien à envier » aux Catalans.
Une saison ratée plus tard, pour lui comme pour son équipe, les faits le contredisent. Et il serait périlleux pour Henry de parier sur un exercice 2007/08 jonché de trophées pour Arsenal, confronté à de fortes turbulences internes et une période de restriction budgétaire. Chacun pourrait trouver un intérêt dans un divorce. En vendant un joueur de 30 ans dont les blessures ont gâché la saison, Arsenal trouverait les fonds dont il a...
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