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Actualités - Analyse

Analyse Une victoire du Hamas torpillerait les efforts US

Une prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas porterait un coup sévère aux efforts des États-Unis en vue d’asseoir l’autorité du président palestinien face aux extrémistes et de faire avancer les discussions de paix avec Israël. Pour la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, une victoire des islamistes sur le Fateh dans ce petit territoire surpeuplé coincé entre l’Égypte et l’État juif ferait peser plus que des doutes sur la capacité de Abbas à conclure des accords avec Israël et à les faire appliquer. Hier, la porte-parole du Premier ministre Ehud Olmert, Miri Eisin, a indiqué qu’Israël ne lancera pas d’opération terrestre pour réoccuper la bande de Gaza pour empêcher le Hamas d’en prendre le contrôle. « Notre présence militaire à Gaza ne ferait que créer des problèmes plutôt que de les résoudre », a-t-elle ajouté. Washington promettait depuis plusieurs mois d’aider Abbas à imposer son autorité à Gaza et à enrayer les activités des extrémistes, notamment les tirs de roquettes sur le territoire israélien, afin de permettre une relance des discussions de paix pour aboutir à la création d’un État palestinien capable de coexister avec Israël. Peu avant la reprise des combats, avec une rare violence, samedi dernier à Gaza, les États-Unis venaient de lancer un programme de 60 millions de dollars destiné à former et à renforcer les combattants fidèles à Mahmoud Abbas. Washington avait même convaincu les Israéliens, pourtant réticents, de laisser des pays arabes envoyer des armes et des munitions au Fateh et à ses alliés. Des mesures qui n’ont pas empêché, apparemment, les combattants islamistes de prendre le dessus sur leurs adversaires. À tel point que certains responsables israéliens soulignent aujourd’hui que les armes envoyées aux partisans de Abbas ne peuvent que finir entre les mains du Hamas pour être ensuite utilisées contre l’État hébreu. Les points marqués par les islamistes sur le terrain semblent donner raison aux nombreux Israéliens qui n’ont jamais cru Mahmoud Abbas capable d’imposer ses vues modérées à ses compatriotes. En Cisjordanie, à 45 km de la bande de Gaza et séparée d’elle par Israël, le Fateh reste cependant en position de force et pour Tzipi Livni on peut parler dans la situation actuelle de scission « presque complète » entre ces deux parties du territoire palestinien. Certains observateurs font remarquer que l’embargo économique et financier imposé par les Occidentaux à l’Autorité palestinienne après la victoire du Hamas aux élections législatives du début 2006 ainsi que l’appui ouvertement apporté par George Bush à Abbas ont largement contribué à exacerber les tensions interpalestiniennes et à renforcer l’influence des islamistes. « Si vous mettez deux frères en cage sans leur assurer les besoins essentiels à leur survie, ne vous étonnez pas de les voir se battre », a déclaré mercredi le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ziad Abou Amr.
Une prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas porterait un coup sévère aux efforts des États-Unis en vue d’asseoir l’autorité du président palestinien face aux extrémistes et de faire avancer les discussions de paix avec Israël.
Pour la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, une victoire des islamistes sur le Fateh dans ce petit territoire surpeuplé coincé entre l’Égypte et l’État juif ferait peser plus que des doutes sur la capacité de Abbas à conclure des accords avec Israël et à les faire appliquer.
Hier, la porte-parole du Premier ministre Ehud Olmert, Miri Eisin, a indiqué qu’Israël ne lancera pas d’opération terrestre pour réoccuper la bande de Gaza pour empêcher le Hamas d’en prendre le contrôle. « Notre présence militaire à Gaza ne ferait que créer des...