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La justice engage des poursuites contre 11 membres de Fateh el-Islam

Cinq terroristes ont été remis hier au procureur général près le tribunal militaire, le juge Jean Fahd. Deux d’entre eux ont été accusés d’ « appartenir à des bandes armées ayant pour but de s’attaquer aux civils et à l’autorité de l’État, et à ses institutions civiles et militaires, et d’avoir mené des actions terroristes qui ont fait des tués et des blessés, militaires et civils ». Un autre combattant de Fateh el-Islam a été accusé de « transport de personnes de nationalités différentes pour le compte de cette organisation », alors qu’un quatrième individu a été écroué pour avoir « fourni des piles alimentant du matériel utilisé par l’organisation terroriste ». Le cinquième combattant a été accusé d’avoir « formé un groupe armé dans le but de s’attaquer aux civils et à l’autorité de l’État, et à ses institutions civiles et militaires, et d’avoir mené des actions terroristes qui ont fait des tués et des blessés, militaires et civils ». Au total, ce sont 31 personnes qui ont été arrêtées, 28 Libanais, deux Syriens et un Palestinien, la plupart ayant été appréhendées lors de raids des forces de sécurité après le début, le 20 mai, des affrontements entre l’armée libanaise et les islamistes de Fateh el-Islam, a-t-on précisé de source judiciaire. D’autres ont été arrêtées alors qu’elles tentaient de fuir le camp de réfugiés de Nahr el-Bared.« Ces crimes sont passibles de la peine de mort », précise-t-on, de source militaire. Ces combattants ont tous été déférés devant le premier juge d’instruction près le tribunal militaire, Rachid Mezher, qui va poursuivre les interrogatoires. Parallèlement, la justice militaire a aussi engagé des poursuites contre un Libanais arrêté en Arabie saoudite et soupçonné de liens avec Fateh el-Islam, selon la même source. Par ailleurs, la Jordanie a requis la peine de mort hier devant un tribunal militaire contre le chef de Fateh el-Islam, Chaker Absi, jugé par contumace à Amman dans une affaire d’infiltration de combattants en Irak. Il est poursuivi avec 16 autres personnes pour possession d’armes illégales notamment. Cinq des accusés, dont Chaker Absi, sont jugés par contumace tandis que les autres plaident non coupables. Le procureur a requis la peine de mort contre la totalité des accusés, qui sont pour la plupart de nationalité jordanienne, et la défense a demandé leur acquittement. L’accusation n’a pas donné de précisions sur le rôle exact imputé au dirigeant de Fateh el-Islam dans cette affaire, dont le cerveau serait le Jordanien Mohammad Chalabi, accusé d’avoir recruté des combattants pour lutter aux côtés de la rébellion en Irak. Selon l’accusation, plusieurs des accusés sont entrés illégalement en Syrie pour y recevoir une formation militaire, et d’autres au Liban dans le même but. En mars 2004, Chaker Absi avait été condamné à mort par contumace par un tribunal militaire jordanien pour l’assassinat en 2002 d’un diplomate américain.

Cinq terroristes ont été remis hier au procureur général près le tribunal militaire, le juge Jean Fahd. Deux d’entre eux ont été accusés d’ « appartenir à des bandes armées ayant pour but de s’attaquer aux civils et à l’autorité de l’État, et à ses institutions civiles et militaires, et d’avoir mené des actions terroristes qui ont fait des tués et des blessés, militaires et civils ». Un autre combattant de Fateh el-Islam a été accusé de « transport de personnes de nationalités différentes pour le compte de cette organisation », alors qu’un quatrième individu a été écroué pour avoir « fourni des piles alimentant du matériel utilisé par l’organisation terroriste ». Le cinquième combattant a été accusé d’avoir « formé un groupe armé dans le but de s’attaquer aux civils et à...