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Le Japon veut faire reculer son important taux de suicide

Le Japon s’est donné pour objectif de faire reculer de 20 % d’ici à dix ans son taux de suicide, l’un des plus élevés au monde, en réduisant notamment la forte pression sociale qui pousse de nombreux Japonais à se donner la mort. Une commission gouvernementale a approuvé en avril le projet visant à réduire le taux de 24,2 suicides pour 100 000 habitants en 2006 à 19,4 en 2016. La commission, qui comprend des experts, a recommandé au gouvernement de mettre en œuvre des mesures pour garantir l’accès aux soins psychologiques et soulager la pression à laquelle sont soumis de nombreux salariés, et de renforcer les services consacrés à la maladie mentale, avec des conseillers sur les lieux de travail ainsi que des réseaux de psychiatres. « Nous devons faire un effort national pour transformer le Japon en une société où il fait bon vivre », a estimé la commission dans un rapport soumis en mai au gouvernement. Les autorités ont lancé une campagne pour tenter de limiter les heures supplémentaires largement répandues dans les entreprises, prendre des mesures pour augmenter le télétravail ou encourager les employés à prendre des congés pour se consacrer à leur famille. En juin dernier, le Parlement a adopté une loi visant à renforcer la prévention du suicide, alors que le gouvernement créait le département de Takanori Suzuki au sein du gouvernement, pour qu’il prenne des mesures de lutte contre le suicide. Le Japon ne devrait toutefois pas réussir à atteindre l’objectif qu’il s’était fixé en 2000 de réduire de 22 000 cas le nombre des suicides d’ici à 2010. Pendant l’année budgétaire 2006-2007, le nombre de décès liés à un excès de travail a en effet nettement augmenté. Quelque 355 employés sont tombés gravement malades ou sont décédés pour cette raison de mars 2006 à mars 2007, soit une hausse de 7,6 % par rapport à l’année précédente, a indiqué le mois dernier le ministère nippon de la Santé. Sur ce nombre, 147 employés sont morts d’attaques cérébrales ou de crises cardiaques. Les décès liés à l’excès de travail – appelés « karoshi » en japonais – sont devenus un véritable fléau social pendant l’extraordinaire croissance économique de l’après-guerre au Japon. Sur les 819 salariés qui ont été victimes de troubles mentaux en raison de surcharge de travail l’an dernier, 205 ont reçu des dédommagements, selon le rapport du ministère. Les troubles mentaux ont conduit à 176 cas de suicides ou de tentatives de suicide, a précisé le ministère.
Le Japon s’est donné pour objectif de faire reculer de 20 % d’ici à dix ans son taux de suicide, l’un des plus élevés au monde, en réduisant notamment la forte pression sociale qui pousse de nombreux Japonais à se donner la mort. Une commission gouvernementale a approuvé en avril le projet visant à réduire le taux de 24,2 suicides pour 100 000 habitants en 2006 à 19,4 en 2016. La commission, qui comprend des experts, a recommandé au gouvernement de mettre en œuvre des mesures pour garantir l’accès aux soins psychologiques et soulager la pression à laquelle sont soumis de nombreux salariés, et de renforcer les services consacrés à la maladie mentale, avec des conseillers sur les lieux de travail ainsi que des réseaux de psychiatres. « Nous devons faire un effort national pour transformer le Japon en une...