L’étude des caractéristiques raciales et religieuses des individus, ou profilage, n’a pas sa place dans la lutte antiterroriste, a estimé hier le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg. Il a vivement mis en garde contre « une nouvelle forme de profilage “terroriste” dans laquelle des musulmans ou des personnes d’origine moyen-orientale sont victimes de discrimination au nom de la sécurité nationale ». « Cette approche n’est pas acceptable », a-t-il dit, soulignant qu’« une action répressive s’appuyant sur des motifs comme la race ou la couleur de la peau » pouvait enfreindre le principe de la non-discrimination prévu par la Convention européenne des droits de l’homme. Il a également estimé qu’associer les jeunes gens de confession musulmane ou d’apparence moyen-orientale aux activités terroristes avait pour résultat « qu’un grand nombre de personnes totalement innocentes étaient harcelées et traitées comme des suspects, sans raison ». Le profilage est également, selon lui, « contre-productif » lorsqu’il « a tendance à rendre hostiles et humilier de larges franges de la population », tout en légitimant la discrimination aux yeux du grand public « de la façon la plus fâcheuse qui soit ». Pour être efficaces sans faire de tort aux innocents, les enquêtes opérées dans le cadre de la lutte antiterroriste devraient être fondées « sur le comportement individuel et des renseignements collectés plutôt que sur des généralisations à l’emporte-pièce », a conclu le commissaire.
L’étude des caractéristiques raciales et religieuses des individus, ou profilage, n’a pas sa place dans la lutte antiterroriste, a estimé hier le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg. Il a vivement mis en garde contre « une nouvelle forme de profilage “terroriste” dans laquelle des musulmans ou des personnes d’origine moyen-orientale sont victimes de discrimination au nom de la sécurité nationale ». « Cette approche n’est pas acceptable », a-t-il dit, soulignant qu’« une action répressive s’appuyant sur des motifs comme la race ou la couleur de la peau » pouvait enfreindre le principe de la non-discrimination prévu par la Convention européenne des droits de l’homme. Il a également estimé qu’associer les jeunes gens de confession musulmane ou d’apparence...
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