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Actualités - Opinion

La Bourse de Beyrouth réduit ses pertes, mais les craintes persistent Élie KAHWAGI

La Bourse de Beyrouth, qui a été suspendue dès le début de la semaine dernière à la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays à la suite des affrontements entre l’armée libanaise et le groupuscule islamiste Fateh el-Islam au Liban-Nord, a subi des prises de bénéfices dans la crainte d’une extension de ces combats à d’autres régions. Les prémices d’euphorie de certains investisseurs depuis le début du mois pour les placements en actifs boursiers, notamment dans les actions de Solidere et d’autres valeurs bancaires, se sont nettement refroidies au lendemain de ces graves incidents. Cela d’autant que cette formation islamiste avait menacé de riposter hors du Liban-Nord si les bombardements de l’armée devaient se poursuivre contre elle. Les attentats nocturnes à la voiture piégée commis dans les deux parties est et ouest de la capitale puis dans le centre de villégiature de Aley sont venus renforcer ces appréhensions sans faire perdre de vue à certains opérateurs les perspectives d’apaisement de la situation après l’annonce d’une trêve mettant fin aux violences dans le camp de Nahr el-Bared quoique d’une manière intermittente. De ce fait, la tendance générale de la cote ne tardait pas à se redresser lentement dès le milieu de la semaine écoulée sur quelques chasses aux bonnes affaires par endroits. Mais ce mouvement ne devait pas prendre d’ampleur en raison de la prudence de plusieurs opérateurs qui ont estimé que cette trêve ne correspond pas encore à un changement du climat de tension qui gouverne toujours la situation sur le terrain. La médiocrité des échanges qui ont accompagné ce redressement de la cote dès mercredi dernier semble donc expliquer l’extrême prudence et l’attentisme de la communauté boursière, fait-on remarquer dans les salles de marché. Et d’ajouter dans ces mêmes milieux que la trêve a seulement poussé certains spéculateurs au jour le jour à couvrir leurs positions courtes, alors que les vrais faiseurs de marché restaient à l’écart, estimant devoir continuer à étudier de près la situation. C’est dans ce contexte que Solidere, la plus représentative de la cote libanaise et dont les actions avaient fléchi jusqu’à 15,25 $ au début de la semaine sous revue, est parvenue à faire achever celles de la catégorie A à la fin de cette semaine à 16,03 $ contre 16,26 $ à la fin de la semaine qui l’a précédée (-1,41 % au lieu de –6,21 %) et celles de la catégorie B à 15,93 $ contre 16,48 $ pendant la même période (-3,34 % au lieu de –7,46 %). Ce mouvement est d’autant plus significatif qu’il s’est produit dans des volumes relativement étoffés, portant sur 937 500 actions A et B d’une valeur de 14 469 087 $, soit 85,61 % de l’ensemble de la cote la semaine passée, contre la négociation de 768 565 actions A et B d’une valeur de 12 525 680 $, représentant 60,95 % du marché pendant la semaine qui l’a précédée. La correction a également touché le secteur bancaire qui a représenté 14,08 % du marché la semaine dernière avec la négociation de 215 715 titres d’une valeur de 2 379 280 $ contre 228 332 titres d’une valeur de 7 761 298 $ ou 37,76 % du marché pendant la semaine qui l’a précédée. Mais les composantes de ce secteur ont été diversement traitées. D’un côté, les actions ordinaires de la Bank of Beirut ont progressé de 12,95 $ à 13 $ (+0,39 %) et prioritaires C de cette même banque de 24,90 $ à 25 $ (+0,40 %). Et de l’autre, on a relevé la baisse des certificats GDR de la BLOM Bank de 72,45 $ à 70 $ (-3,38 %) et de la Bank Audi de 64,60 $ à 63,25 $ (-2,09 %) ainsi que des actions prioritaires et préférentielles de la Byblos Bank de respectivement 1,92 $ à 1,90 $ (-1,04 %) et 103 $ à 101,30 $ (-1,65 %), alors que les actions ordinaires de cette dernière banque se sont maintenues à 1,85 $ et celles de la BLOM Bank à 64 $. Sur le restant de la cote, les actions du cimentier Holcim sont tombées de 1,91 $ à 1,86 $ (-2,62 %), alors que les parts émises par Beirut Golden Income ont progressé de 102 500 LL à 103 500 LL (+0,98 %). Finalement, l’indice BLOM des valeurs libanaises est parvenu à réduire ses pertes de la semaine écoulée de 2,56 % à 1,31 % en l’achevant à 1 229,17 points, après un plus bas à 1 213,52 points mardi dernier, contre 1 245,43 points à la fin de la semaine qui l’a précédée. Ce mouvement de la cote ne s’est pas accompagné de beaucoup d’activité, notamment pendant la deuxième moitié de la semaine passée, avec la négociation de 1 172 445 titres d’une valeur de 16 901 268 $ contre 1 046 133 titres d’une valeur de 20 551 618 $ pendant la semaine qui l’a précédée.
La Bourse de Beyrouth, qui a été suspendue dès le début de la semaine dernière à la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays à la suite des affrontements entre l’armée libanaise et le groupuscule islamiste Fateh el-Islam au Liban-Nord, a subi des prises de bénéfices dans la crainte d’une extension de ces combats à d’autres régions. Les prémices d’euphorie de certains investisseurs depuis le début du mois pour les placements en actifs boursiers, notamment dans les actions de Solidere et d’autres valeurs bancaires, se sont nettement refroidies au lendemain de ces graves incidents. Cela d’autant que cette formation islamiste avait menacé de riposter hors du Liban-Nord si les bombardements de l’armée devaient se poursuivre contre elle. Les attentats nocturnes à la voiture piégée commis dans...