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Le contre la montre d’Amélie Mauresmo

Il est bien loin le temps où Amélie Mauresmo abordait Roland-Garros avec une immense pancarte de favorite dans le dos, comme en 2004 où son retentissant doublé Berlin-Rome avait fait naître – en vain – des espoirs de sacre. La championne française aborde ses 13es Internationaux de France avec un sévère retard sur ses habituels temps de passage. La faute à une appendicite inflammée qui l’a contrainte à passer sur la table d’opération le 18 mars. « Quand le chirurgien m’a dit que l’opération était inévitable, j’ai pris un coup sur la tête », a-t-elle reconnu. Aujourd’hui, l’ancienne n° 1 mondiale mesure les conséquences de son inactivité forcée. Passe encore qu’elle soit aujourd’hui reléguée au cinquième rang mondial. Ce qui l’inquiète, c’est le retard accumulé pour aborder Roland-Garros dans des conditions acceptables. Ses éliminations précoces à Berlin (en huitièmes de finale face à l’Ukrainienne Julia Vakulenko) puis – et surtout – dès son entrée en lice à Rome (devant l’Australienne Samantha Stosur, après s’être procurée deux balles de match) l’ont incité à déclencher une sorte de plan d’urgence. D’où sa participation cette semaine, dix ans après, au modeste tournoi de Strasbourg. À 27 ans, Mauresmo se connaît parfaitement et elle savait que son manque de compétition allait lui être fatal lors du grand chelem où elle s’est, jusqu’alors, toujours sentie comme oppressée. Deux quarts de finale en 2003 et 2004 : c’est effectivement un bilan maigre. « Mon jeu s’exprime mieux sur des surfaces rapides, dit-elle. Mais avec l’accumulation d’heures d’entraînement sur terre battue, je peux bien y figurer. » C’est tout ce qu’espère le public parisien, qui a souvent partagé les souffrances de la protégée de Loïc Courteau. Cette fois, « Amé » ne sera pas attendue, mais elle tentera de créer la divine surprise avec les armes du moment, qui peuvent s’aiguiser, pourquoi pas, en Alsace. « Mais pour moi, la priorité, c’est de retrouver de bonnes sensations, a-t-elle expliqué. Si le rythme revient pour Roland-Garros, c’est super. Si c’est pour Wimbledon, génial. Si c’est après, c’est comme ça. » Compte tenu de ce contexte particulier, un coup de pouce lors du tirage au sort serait le bienvenu.

Il est bien loin le temps où Amélie Mauresmo abordait Roland-Garros avec une immense pancarte de favorite dans le dos, comme en 2004 où son retentissant doublé Berlin-Rome avait fait naître – en vain – des espoirs de sacre.
La championne française aborde ses 13es Internationaux de France avec un sévère retard sur ses habituels temps de passage. La faute à une appendicite inflammée qui l’a contrainte à passer sur la table d’opération le 18 mars.
« Quand le chirurgien m’a dit que l’opération était inévitable, j’ai pris un coup sur la tête », a-t-elle reconnu.
Aujourd’hui, l’ancienne n° 1 mondiale mesure les conséquences de son inactivité forcée. Passe encore qu’elle soit aujourd’hui reléguée au cinquième rang mondial. Ce qui l’inquiète, c’est le retard accumulé pour aborder...