Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L’État pointé du doigt dans la gestion des intempéries

Les intempéries qui se sont abattues sur la Békaa-Nord et le Hermel ont fortement endommagé les champs agricoles, les routes, les habitations et nombre de commerces, inondés par les eaux et recouverts de boue. L’importance des dégâts a poussé certaines associations civiles de la région à appeler le gouvernement à déclarer la région de la Békaa-Nord et du Hermel zone sinistrée. La gestion de la situation par le gouvernement a été pointée du doigt par les députés de l’opposition. D’un côté, le député Ismaïl Succariyyé a accusé le gouvernement « d’avoir manqué à son devoir de prévention et de ne pas avoir construit les barrages nécessaires pour éviter la formation de torrents ». De l’autre, le député Marwan Farès va même jusqu’à accuser la majorité « de profiter de ces intempéries pour punir la population de ces régions qui est extrêmement pauvre ». Il espère aussi que « le versement d’indemnités ira aux habitants et aux agriculteurs sinistrés, au moins cette fois, et que ce dossier ne sera pas traité comme celui des sinistrés de la guerre de juillet ». Quant au député haririen Mohammad Kabbani, président de la commission parlementaire des Travaux publics, de l’Énergie et de l’Eau, il a observé que le rôle de l’État « ne se limite pas à verser des indemnités aux sinistrés, mais consiste à prévenir de telles situations ». Il a aussi précisé que la commission qu’il préside avait présenté des recommandations, à l’issue des inondations de février 2003, concernant la gestion des intempéries. Des recommandations comme notamment la formation d’une cellule permanente pour la gestion des crises, les opérations de secours et le paiement d’indemnisations, le nettoyage des lits des fleuves, l’interdiction par les municipalités de jeter les ordures dans les fleuves, et la construction de barrages et de lacs artificiels en montagne. « Si ces recommandations avaient été suivies, les dégâts auraient été moindres », a observé le député. De son côté, de directeur du Haut Comité de secours, le général Yahia Raad, a assuré qu’il accorde l’importance nécessaire à la situation, et que les opérations de nettoyage de la boue et l’évaluation des dégâts seront terminées d’ici à trois jours. Par ailleurs, le caïmacam de Baalbeck, Omar Yassine, a indiqué que l’État a déboursé d’énormes sommes d’argent pour l’entretien des égouts et l’indemnisation des sinistrés lors des précédentes inondations, tout en déplorant que ces inondations se répètent chaque année.

Les intempéries qui se sont abattues sur la Békaa-Nord et le Hermel ont fortement endommagé les champs agricoles, les routes, les habitations et nombre de commerces, inondés par les eaux et recouverts de boue. L’importance des dégâts a poussé certaines associations civiles de la région à appeler le gouvernement à déclarer la région de la Békaa-Nord et du Hermel zone sinistrée.
La gestion de la situation par le gouvernement a été pointée du doigt par les députés de l’opposition. D’un côté, le député Ismaïl Succariyyé a accusé le gouvernement « d’avoir manqué à son devoir de prévention et de ne pas avoir construit les barrages nécessaires pour éviter la formation de torrents ». De l’autre, le député Marwan Farès va même jusqu’à accuser la majorité « de profiter de ces intempéries pour...