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ÉTATS-UNIS Les spéculations abondent sur les intentions présidentielles de Michael Bloomberg

Les spéculations vont bon train quant aux intentions présidentielles du maire de New York, Michael Bloomberg, qui, à en croire la presse, serait déjà prêt à investir une partie de son immense fortune dans sa propre campagne pour l’élection américaine de 2008. Le milliardaire de 65 ans nie constamment entretenir toute ambition présidentielle, assurant vouloir mener son mandat de maire jusqu’à son terme de 2009 et ensuite embrasser une vie de philanthrope, mais ses démentis n’ont jusqu’ici guère calmé rumeurs et spéculations. Cinq ans après son entrée en fonctions, le maire, ancien courtier de Wall Street devenu créateur du puissant service d’informations financières portant son nom, jouit d’une importante popularité auprès de ses administrés. Bien qu’élu sous étiquette républicaine, ses positions progressistes sur l’avortement, le contrôle des armes ou le mariage des homosexuels en font un candidat envisageable pour de nombreux démocrates. Et s’il devait se lancer dans la course à la Maison-Blanche, l’homme, souvent critique du système des deux partis, le ferait probablement dans la catégorie « indépendant ». Pour le Washington Times, il pourrait se porter candidat, ne serait-ce que pour influencer le débat. Selon le quotidien, citant un collaborateur non nommé, le maire a déjà mis de côté un milliard de dollars pour sa campagne, soit un morceau seulement de sa fortune personnelle, estimée à 5,5 milliards (la 142e du monde selon le magazine Forbes). « Il pourrait bouleverser le paysage de cette élection, dit l’ancien chef de la Commission électorale fédérale, Michael Toner. Bloomberg, c’est Ross Perot sous stéroïdes. » Le milliardaire républicain Ross Perot s’était lancé dans la course à la présidentielle sous étiquette indépendante en 1992, recueillant alors plus de 18 % des voix et facilitant la victoire du démocrate Bill Clinton. Selon le Washington Times, des proches de M. Bloomberg ont déjà rencontré d’anciens collaborateurs de M. Perot, histoire de comparer les stratégies, même si le maire de New York a nié avoir lui-même approché quiconque. « Ross Perot est un homme très sympathique et un grand Américain. Mais je ne pense pas lui avoir jamais parlé de présidence », a-t-il dit. Le magazine Time de son côté cite un ami démentant ses visées pour le poste de gouverneur de New York. « Pourquoi voudrait-il être gouverneur ? S’il est candidat, ce sera à la Maison-Blanche », affirme cet homme, dont le nom n’est pas mentionné. Le conseiller politique de M. Bloomberg, Kevin Sheekey, pour sa part n’hésite pas à proclamer que son patron devrait se présenter, tandis qu’un groupe de supporters a déjà fondé le site draftmichael.com pour tenter de convaincre leur champion. Le fait est que l’élu local a ces dernières semaines été beaucoup entendu sur des questions nationales, dévoilant un projet d’économie d’énergie au Texas la semaine dernière ou menant la coalition des « Maires contre les armes illégales ». Cette semaine encore, il accueillait aux côtés de Bill Clinton les représentants de 46 métropoles mondiales pour un sommet consacré à la lutte contre le réchauffement climatique. Pour nombre d’observateurs, la question semble réglée, et il s’agit plutôt de deviner la date de l’annonce. Le New York Times suggérait récemment qu’il pourrait attendre jusqu’à début 2008 avant de se décider. James HOSSACK (AFP)
Les spéculations vont bon train quant aux intentions présidentielles du maire de New York, Michael Bloomberg, qui, à en croire la presse, serait déjà prêt à investir une partie de son immense fortune dans sa propre campagne pour l’élection américaine de 2008. Le milliardaire de 65 ans nie constamment entretenir toute ambition présidentielle, assurant vouloir mener son mandat de maire jusqu’à son terme de 2009 et ensuite embrasser une vie de philanthrope, mais ses démentis n’ont jusqu’ici guère calmé rumeurs et spéculations.
Cinq ans après son entrée en fonctions, le maire, ancien courtier de Wall Street devenu créateur du puissant service d’informations financières portant son nom, jouit d’une importante popularité auprès de ses administrés. Bien qu’élu sous étiquette républicaine, ses positions...