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Actualités - Opinion

ÇA TIRE ! Un peu de sel Claudel sur du fromage de Hollande

Deux petites leçons qui nous viennent de doulce France. L’une de la droite, et du bon vieux temps. L’autre de la senestre, la gauche, et du sinistre aujourd’hui. – La tolérance ? « Il y a des maisons pour cela ! » fulminait Claudel. Il faut savoir qu’à l’époque, c’est le bordel qu’on euphémisait en maison de tolérance. Because la prostitution y était tolérée. Sur le plan strictement religieux, l’anathème anti-respect humain du vieux poète catholique était, est toujours du reste, parfaitement orthodoxe. En effet, une foi qui découle d’une vérité absolue (plus exactement, puisqu’on baigne dans la théologie, de la Vérité et de l’Absolu) ne peut s’accommoder de nulle autre considération. Elle ne peut, sans rejoindre Judas, composer avec aucune autre croyance. Et encore moins avec les impedimenta des conventions sociétales, politiques ou culturelles, qu’elles soient évoluées ou primitives. L’on voit ainsi, entre autres exemples d’actualité, l’Église se dresser contre l’avortement, le pacs ou le préservatif. Quant à l’ouverture sur les autres religions, et quant à l’œcuménisme, il faut dès lors comprendre qu’ils gardent des limites précises. Motivés par l’Amour du prochain ou par la Charité chrétienne, ils ont pour vocation induite de convertir autrui, de le mener à son salut éternel. Mais quel rapport avec nous, avec la crise qui nous mine ? Au risque de paraître sacrilège, on peut rappeler, comme Geagea le fait du reste, qu’en politique aussi il existe des vérités, des constantes, qui frisent l’absolu, vu sous l’angle du souffle humain. Et sur lesquelles on ne peut transiger. Car elles procèdent tout simplement du droit de vivre et de survivre. Conséquence logique immédiate : tout compromis de fond sur le tribunal, sur la présidentielle, sur le gouvernement, sur les législatives, sur l’indépendance en somme serait à terme, à très court terme historiquement, mortel. Pour le Liban. Clarté – François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste français, nous apporte de son côté, à son insu évidemment, une clé de grille des plus utiles et des plus opportunes. Réagissant aux tentatives de Sarkozy de débaucher des personnalités de gauche pour les intégrer au prochain gouvernement, Hollande en appelle d’abord au respect de la fidélité de conviction et d’engagement. (« Que votre oui soit oui, que votre non soit non », nous enseigne le Seigneur). Puis, sur le plan global, il dénonce l’amalgame, souligne les effets pernicieux que susciterait pour la vie politique française la confusion des genres. En relevant indirectement, de la sorte, que chacun doit rester bien à sa place : la minorité dans l’opposition, la majorité au pouvoir. La participation, refrain cacophonique que l’on entend un peu trop par ici, ne pouvant ériger, en définitive, qu’une tour de Babel. Et à bon entendeur, salut. Jean ISSA
Deux petites leçons qui nous viennent de doulce France. L’une de la droite, et du bon vieux temps. L’autre de la senestre, la gauche, et du sinistre aujourd’hui.
– La tolérance ? « Il y a des maisons pour cela ! » fulminait Claudel. Il faut savoir qu’à l’époque, c’est le bordel qu’on euphémisait en maison de tolérance. Because la prostitution y était tolérée. Sur le plan strictement religieux, l’anathème anti-respect humain du vieux poète catholique était, est toujours du reste, parfaitement orthodoxe. En effet, une foi qui découle d’une vérité absolue (plus exactement, puisqu’on baigne dans la théologie, de la Vérité et de l’Absolu) ne peut s’accommoder de nulle autre considération. Elle ne peut, sans rejoindre Judas, composer avec aucune autre croyance.
Et encore moins avec les...