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Composition du gouvernement : le casse-tête continue

Entre la fronde des sarkozystes mécontents de « l’ouverture » du président élu vers la gauche et le centre, la parité à respecter, la surface des ministères à redéfinir, le nombre de postes limité à quinze, le casse-tête de la formation du gouvernement se poursuivait hier. Pour l’instant, il n’y a qu’une quasi-certitude : François Fillon devrait bien être le Premier ministre de Nicolas Sarkozy. Le socialiste Bernard Kouchner semble lui aussi assuré d’être le ministre des Affaires étrangères. Quelques noms de ministrables apparaissaient mardi plus certains que d’autres : Alain Juppé, le maire de Bordeaux, est à peu près assuré d’entrer au gouvernement, avec le titre de ministre d’État, qu’il serait le seul à porter. Son ministère, nouvellement créé, regrouperait l’Environnement, le Développement durable, l’Énergie et les Transports. Deux autres personnalités semblent également être « incontournables » : Jean-Louis Borloo et Xavier Bertrand. Tous deux pourraient se partager Bercy qui serait découpé en un ministère de la « Stratégie économique, des Entreprises et de l’Emploi », et un autre pour les « Comptes ». M. Borloo serait chargé du premier, M. Bertrand du second. Problème : l’actuel ministre de la Cohésion sociale veut « tout Bercy », selon des sources concordantes. Quatre femmes sont également qualifiées d’« incontournables » par plusieurs sources : Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot, Christine Boutin et Valérie Pécresse. Selon des sources concordantes, proches du gouvernement et de l’UMP, Mme Boutin serait ministre de la Cohésion sociale et Mme Bachelot celle de la Santé et des Sports. Les sources sont moins catégoriques pour les deux autres : pressentie pour l’Intérieur, Mme Alliot-Marie serait finalement en charge d’un ministère nouvellement créé, celui de la « Sécurité ». Et c’est à Rachida Dati, également ex-porte-parole du candidat Sarkozy, à qui reviendrait le « ministère de l’Intérieur, de l’Immigration et de l’Identité nationale ». Quant à Valérie Pécresse, porte-parole de l’UMP, son nom est évoqué pour le ministère de la Réforme de l’État. Autres noms évoqués par différentes sources : ceux de Brice Hortefeux, qui pourrait prendre un ministère « technique » non défini pour l’instant, de Christine Lagarde (peut-être la Justice), de Christine Albanel, directrice du château de Versailles, pour la Culture, Xavier Darcos pour l’Éducation, Maurice Leroy, député UDF de Loir-et-Cher, pour l’Agriculture. Reste la question apparemment épineuse du ministère de la Défense. Qui pour ce poste ? Selon des sources concordantes, le chef de file des UDF à l’Assemblée, Hervé Morin, tiendrait la corde. Mais les « centristes de l’intérieur » (c’est-à-dire ceux qui ont rejoint l’UMP dès sa création en 2002) montent au créneau. Philippe Douste-Blazy en rêve. Un rêve qu’il partage toutefois avec l’ancien ministre des Affaires étrangères Michel Barnier.

Entre la fronde des sarkozystes mécontents de « l’ouverture » du président élu vers la gauche et le centre, la parité à respecter, la surface des ministères à redéfinir, le nombre de postes limité à quinze, le casse-tête de la formation du gouvernement se poursuivait hier. Pour l’instant, il n’y a qu’une quasi-certitude : François Fillon devrait bien être le Premier ministre de Nicolas Sarkozy. Le socialiste Bernard Kouchner semble lui aussi assuré d’être le ministre des Affaires étrangères.
Quelques noms de ministrables apparaissaient mardi plus certains que d’autres : Alain Juppé, le maire de Bordeaux, est à peu près assuré d’entrer au gouvernement, avec le titre de ministre d’État, qu’il serait le seul à porter. Son ministère, nouvellement créé, regrouperait l’Environnement, le...