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Barzani ne menacera pas la Turquie si elle ne le menace pas

Le leader kurde irakien Massoud Barzani s’est défendu hier à Bruxelles de menacer Ankara d’intervenir dans la question sensible de la minorité kurde de Turquie, mais a averti la Turquie qu’il ne tolérerait de sa part aucune menace. M. Barzani était interrogé par des eurodéputés sur des propos qu’il avait tenus début avril. Il avait alors menacé Ankara d’intervenir dans la question sensible de la minorité kurde de Turquie si les autorités turques s’opposaient au projet de rattacher la ville pétrolifère de Kirkouk à la région autonome kurde d’Irak qu’il dirige. « Nous sentons-nous menacés par la Turquie ? Le langage de menaces n’a plus cours aujourd’hui, aujourd’hui le dialogue est constructif. Nous ne menaçons personne, mais nous n’accepterons aucune menace de qui que ce soit non plus », a déclaré M. Barzani. Il a ajouté que s’il « sympathisait » avec les revendications des Kurdes hors d’Irak, les problèmes devraient être résolus « en fonction des circonstances particulières à chaque pays » et « nous n’encourageons pas le recours à la violence ». Il a également appelé Ankara à œuvrer à une solution politique à la question des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui sont plusieurs milliers à être réfugiés dans le nord irakien, selon la Turquie. M. Barzani a par ailleurs souligné son refus de reporter le référendum sur le rattachement de Kirkouk, estimant qu’il y avait « une sorte de complot contre les Kurdes pour retarder » cette consultation, prévue pour se tenir avant la fin 2007.
Le leader kurde irakien Massoud Barzani s’est défendu hier à Bruxelles de menacer Ankara d’intervenir dans la question sensible de la minorité kurde de Turquie, mais a averti la Turquie qu’il ne tolérerait de sa part aucune menace. M. Barzani était interrogé par des eurodéputés sur des propos qu’il avait tenus début avril. Il avait alors menacé Ankara d’intervenir dans la question sensible de la minorité kurde de Turquie si les autorités turques s’opposaient au projet de rattacher la ville pétrolifère de Kirkouk à la région autonome kurde d’Irak qu’il dirige. « Nous sentons-nous menacés par la Turquie ? Le langage de menaces n’a plus cours aujourd’hui, aujourd’hui le dialogue est constructif. Nous ne menaçons personne, mais nous n’accepterons aucune menace de qui que ce soit non plus », a...