L’Irak a été frappé hier par un nouvel attentat à la voiture piégée, qui a tué 16 personnes dans la ville chiite de Koufa, au sud de Bagdad, portant un nouveau coup à la crédibilité du gouvernement de Nouri al-Maliki, dont les partis sunnites pourraient se retirer prochainement. Les villes saintes chiites du sud de l’Irak de Najaf, Kerbala et Koufa, ont souvent été la cible d’extrémistes sunnites ralliés autour de la branche irakienne d’el-Qaëda. L’attentat d’hier a visé une rue commerçante. L’explosion de la voiture piégée a entièrement détruit un restaurant de deux étages et endommagé plusieurs commerces. Abou Dhar Youssef, le maire de la ville, a critiqué la lenteur des services de secours et de sécurité. Des centaines de personnes se sont rassemblées sur les lieux, en hurlant « non, non à l’Amérique » et « non, non aux terroristes ». Beaucoup s’en prenaient aux forces de sécurité et au gouvernement pour son impuissance face aux attentats. Dans d’autres actes de violence, quatre Irakiens, dont deux policiers, ont également été tués.Par ailleurs, le Pentagone a annoncé hier avoir donné l’ordre à 10 nouvelles brigades de combat, soit 35 000 soldats, de se déployer en Irak cette année pour garantir la mise en œuvre du plan de sécurité lancé récemment. Le gouvernement américain n’a pas encore décidé le niveau futur des effectifs militaires en Irak, mais ce déploiement, entre août et décembre, permettra de maintenir 20 brigades de combat en Irak jusqu’à la fin de l’année, a précisé le porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman. En outre, le commandant du contingent américain en Irak, le général David Petraeus, a déclaré qu’il ferait le point en septembre sur la stratégie militaire menée depuis le début de l’année en Irak. D’autre part, les députés irakiens ont dû renoncer à siéger hier, victimes d’une panne de courant qui a plongé l’Assemblée dans le noir. Le Parlement, installé dans la zone verte ultrafortifiée et sous bonne garde du centre de Bagdad, bénéficie généralement de courant 24 heures sur 24, contrairement au reste de la capitale, victime de pannes quotidiennes à répétition.
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