Deux magistrates françaises ont requis hier l’autorité militaire pour pouvoir perquisitionner au palais présidentiel de l’Élysée, dont elles se sont vu refuser l’accès dans le cadre d’un enquête liée à la mort suspecte en 1995 d’un juge français, Bernard Borrel, à Djibouti. Les deux magistrates souhaitaient perquisitionner la « cellule Afrique » à la présidence française qui regroupe des collaborateurs du chef de l’État chargés de veiller sur les intérêts de la France en Afrique. Elles instruisent une plainte avec constitution de partie civile d’Élisabeth Borrel, la veuve du juge, dénonçant « des pressions sur la justice » dans l’enquête sur le décès de son mari. La tentative de perquisition, à quatre jours du second tour de la présidentielle, apparaît comme une manifestation d’indépendance des juges dans un dossier sensible. Les syndicats de magistrats ont dénoncé le refus opposé à leur tentative de perquisition. Le ministère de la Justice n’a pas souhaité commenter ce refus. Des perquisitions dans deux ministères ont déjà eu lieu dans cette affaire : au ministère des Affaires étrangères le 19 avril puis au ministère de la Justice le lendemain.
Deux magistrates françaises ont requis hier l’autorité militaire pour pouvoir perquisitionner au palais présidentiel de l’Élysée, dont elles se sont vu refuser l’accès dans le cadre d’un enquête liée à la mort suspecte en 1995 d’un juge français, Bernard Borrel, à Djibouti. Les deux magistrates souhaitaient perquisitionner la « cellule Afrique » à la présidence française qui regroupe des collaborateurs du chef de l’État chargés de veiller sur les intérêts de la France en Afrique. Elles instruisent une plainte avec constitution de partie civile d’Élisabeth Borrel, la veuve du juge, dénonçant « des pressions sur la justice » dans l’enquête sur le décès de son mari. La tentative de perquisition, à quatre jours du second tour de la présidentielle, apparaît comme une manifestation...
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