Raad : Le Hezbollah pour un président acquis
au document d’entente avec Aoun
le 01 mai 2007 à 00h00
Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a annoncé hier que son parti était favorable à l’élection d’un président de la République acquis au document d’entente entre lui et le général Michel Aoun et réitéré son refus de tout candidat issu des rangs de l’Alliance du 14 Mars.
Walid « Joumblatt n’est pas capable de porter Samir Geagea à la présidence de la République », a lancé M. Raad dans des propos radiodiffusés. Selon lui, les dernières déclarations du chef du PSP sont une tentative « d’arrondir les angles au niveau du ton ».
« Il y a une ingérence américaine flagrante et insolente dans les affaires intérieures libanaises », a ajouté M. Raad, invitant l’ambassadeur des États-Unis à Beyrouth, Jeffrey Feltman, et son Administration, à « cesser de faire du mal aux Libanais ». Selon lui, « les Américains se comportent comme s’il veulent eux-mêmes imposer un président de la République ». « Le président libanais ne sera pas américain, ni par conviction ni par engagement », a-t-il dit, avant d’ajouter : « En toute franchise, tout chef d’État non engagé à soutenir l’option de la Résistance et nommé par les ambassades étrangères n’exprimerait pas les aspirations des Libanais ».
« Cela n’est pas disponible dans les rangs des forces du 14 Février (14 Mars). Le Hezbollah accepte un président de la République acquis au document d’entente entre lui et le général Michel Aoun », a-t-il déclaré.
En outre, a-t-il poursuivi, « l’opposition nationale libanaise ne reconnaîtra pas un président qui serait élu hors du quorum des deux tiers et le considérera comme anticonstitutionnel ». « Tout comportement en violation de la Constitution signifierait une paralysie totale du pays pour une période de six ans. Ceux qui feraient un tel choix devraient en assumer la responsabilité », a-t-il dit.
Le député a indiqué que « l’opposition et le chef de l’État (Émile Lahoud) pourraient recourir à de multiples options en cas de non-élection d’un nouveau président sur la base du quorum des deux tiers, y compris la formation d’un nouveau gouvernement, ce qui veut dire qu’il y aura deux gouvernements dans le pays ».
Il a d’autre part accusé le chef des FL de « monopoliser la représentation chrétienne au sein du gouvernement illégitime en dépit du fait qu’il représente une portion très limitée des chrétiens ». Selon lui, M. Geagea « se comporte en candidat ou en faiseur de président ».
Enfin, M. Raad a écarté le spectre de la guerre civile, relevant que le Liban « est suffisamment immunisé pour qu’il puisse basculer dans la discorde ».
Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a annoncé hier que son parti était favorable à l’élection d’un président de la République acquis au document d’entente entre lui et le général Michel Aoun et réitéré son refus de tout candidat issu des rangs de l’Alliance du 14 Mars.
Walid « Joumblatt n’est pas capable de porter Samir Geagea à la présidence de la République », a lancé M. Raad dans des propos radiodiffusés. Selon lui, les dernières déclarations du chef du PSP sont une tentative « d’arrondir les angles au niveau du ton ».
« Il y a une ingérence américaine flagrante et insolente dans les affaires intérieures libanaises », a ajouté M. Raad, invitant l’ambassadeur des États-Unis à Beyrouth, Jeffrey Feltman, et son Administration, à « cesser de faire du mal aux...
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