Monument soviétique
La crise entre Tallinn et Moscou s’étend
le 01 mai 2007 à 00h00
La crise russo-estonienne, provoquée par le déplacement d’un monument soviétique du centre de Tallinn, s’est étendue hier avec de nouvelles manifestations à Moscou et à Kiev. Alors que le monument controversé était, comme prévu, réinstallé dans un cimetière militaire de la capitale estonienne, une délégation de la Douma (Chambre basse du Parlement russe) est arrivée hier à Tallinn. Son chef, le député Nikolaï Kwovalev du parti pro-Kremlin Russie unie, a demandé la démission du gouvernement d’Andrus Ansip. Le chef de la commission aux Affaires étrangères du Parlement estonien, Sven Mikser, a jugé ces propos « extrêmement regrettables », dénonçant dans un communiqué une ingérence « dans les affaires internes de l’Estonie ».
Considérant ce monument comme un hommage à ceux qui ont vaincu le nazisme durant la guerre, Moscou a déjà évoqué la possibilité de rompre ses relations avec l’Estonie. Beaucoup d’Estoniens y voient en revanche un symbole de presque 50 années d’occupation soviétique.
À Moscou, les manifestations devant l’ambassade d’Estonie se sont poursuivies hier et les militants pro-Kremlin, à l’origine du mouvement, ont annoncé que les protestations continueraient « au moins jusqu’au 9 mai », jour de la victoire sur les nazis. Le président estonien Toomas Hendrik Ilves a dénoncé la situation de « terreur psychologique » autour de l’ambassade. Le gouvernement de Tallinn a appelé à l’intervention de l’UE pour faire cesser ce « siège », alors que la querelle s’étendait à d’anciens pays satellites de l’ex-URSS. Ainsi, à Kiev, des dizaines de partisans de l’extrême gauche prorusse ont protesté devant l’ambassade d’Estonie, aux cris de « le fascisme ne passera pas ». À l’inverse, le président conservateur polonais Lech Kaczynski a exprimé sa solidarité avec l’Estonie. Et le ministère polonais de la Culture a annoncé l’élaboration d’une loi qui « permettra d’enlever efficacement les monuments et les symboles de la domination étrangère sur la Pologne ».
La crise russo-estonienne, provoquée par le déplacement d’un monument soviétique du centre de Tallinn, s’est étendue hier avec de nouvelles manifestations à Moscou et à Kiev. Alors que le monument controversé était, comme prévu, réinstallé dans un cimetière militaire de la capitale estonienne, une délégation de la Douma (Chambre basse du Parlement russe) est arrivée hier à Tallinn. Son chef, le député Nikolaï Kwovalev du parti pro-Kremlin Russie unie, a demandé la démission du gouvernement d’Andrus Ansip. Le chef de la commission aux Affaires étrangères du Parlement estonien, Sven Mikser, a jugé ces propos « extrêmement regrettables », dénonçant dans un communiqué une ingérence « dans les affaires internes de l’Estonie ».
Considérant ce monument comme un hommage à ceux qui ont vaincu le...
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