Azmi Bishara n’entend pas
se retirer de la vie politique
le 27 avril 2007 à 00h00
L’ex-député arabe israélien Azmi Bishara, sous le coup d’une enquête policière en Israël pour intelligence avec le Hezbollah, a assuré hier qu’il n’entendait pas se retirer de la vie politique malgré sa démission de la Knesset et son exil volontaire. « Je n’ai pas besoin de vous rappeler que la démission de la Knesset ne signifie pas un retrait de la politique. La députation, pour un parti militant, n’est qu’une forme de l’action politique, or mon travail et ma lutte ne se sont jamais limités à cette forme », a déclaré M. Bishara dans un communiqué diffusé par son parti, le Rassemblement national démocratique (RND). M. Bishara, une figure de proue de la communauté arabe en Israël, a répété qu’il n’entendait pas rester indéfiniment en exil. Il se trouve actuellement au Qatar après avoir présenté sa démission de la Knesset dimanche à l’ambassade d’Israël au Caire. « Outre la démission, j’ai décidé de reporter mon retour au pays jusqu’à ce que les choses s’éclaircissent car je ne suis pas une proie facile qu’on peut convoquer (pour interrogatoire) de la sorte », a-t-il dit. « Il ne s’agit pas de choisir entre la patrie et l’exil car l’exil n’est pas une option », a-t-il assuré.
Après un black-out d’un mois sur l’enquête, la police israélienne a révélé mercredi que M. Bishara est soupçonné « d’avoir fourni des informations au Hezbollah pendant la deuxième guerre au Liban (juillet-août 2006) et d’avoir reçu de l’argent en contrepartie », et d’avoir « contacté un agent ennemi » à ces fins. Il est aussi soupçonné « d’avoir enfreint l’interdiction de financement d’une organisation terroriste et de blanchiment d’argent ». « Je démens ces accusations de bout en bout, mais je n’accepte pas les règles du jeu mises en place pour me condamner », a dit M. Bishara, ajoutant ne pas avoir « à justifier ses positions devant l’establishment sioniste et l’opinion publique » israélienne.
M. Bishara, 50 ans, qui était député depuis 1996, est un virulent critique de la politique israélienne à l’égard des Palestiniens. Proche de la Syrie, ses voyages dans ce pays lui avaient valu des ennuis avec la justice israélienne. Chrétien originaire de Galilée, M. Bishara, docteur ès philosophie, défend la conception d’un État d’Israël « pour tous ses citoyens », qui se traduirait en pratique par un partage égal du pouvoir entre les juifs et les quelque 1,2 million d’Arabes de descendance palestinienne dont il est un des représentants les plus connus. Il est la bête noire de la droite israélienne dont plusieurs représentants se sont ouvertement réjouis de sa démission.
L’ex-député arabe israélien Azmi Bishara, sous le coup d’une enquête policière en Israël pour intelligence avec le Hezbollah, a assuré hier qu’il n’entendait pas se retirer de la vie politique malgré sa démission de la Knesset et son exil volontaire. « Je n’ai pas besoin de vous rappeler que la démission de la Knesset ne signifie pas un retrait de la politique. La députation, pour un parti militant, n’est qu’une forme de l’action politique, or mon travail et ma lutte ne se sont jamais limités à cette forme », a déclaré M. Bishara dans un communiqué diffusé par son parti, le Rassemblement national démocratique (RND). M. Bishara, une figure de proue de la communauté arabe en Israël, a répété qu’il n’entendait pas rester indéfiniment en exil. Il se trouve actuellement au Qatar après avoir...
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