La socialiste Ségolène Royal, qui se veut « la candidate du changement », affiche sa sérénité dans la course à l’Élysée, brandissant son pacte présidentiel avec assurance, en dépit de sondages qui, depuis janvier, la donnent presque toujours battue.
Mince, élégante, cette mère de quatre enfants (âgés de 22 à 14 ans) énergique et volontaire, que les Français appellent par son prénom, a été élue confortablement en novembre candidate du PS à l’Élysée, contournant l’appareil du parti, à l’occasion d’une primaire âprement disputée.
Depuis, sa campagne a dérouté jusqu’au sein du PS, et notamment sa longue « phase d’écoute », axée autour de « forums participatifs » pour mettre les Français « au cœur du projet ».
Son discours tournant autour des « valeurs » telles que travail, ordre ou discipline, lui a en outre valu d’être régulièrement accusée de dérive droitière.
Des revirements ou hésitations sur certains sujets lui ont attiré de nombreuses critiques, et le responsable économique du PS, Éric Besson, a même claqué la porte du parti. Imperturbable, elle répond qu’elle déclenche l’hostilité notamment parce qu’elle est femme.
Après ce début de campagne chaotique, elle a présenté le 11 février un « pacte présidentiel » en 100 propositions, sur lequel elle axe désormais sa campagne. Pacte, dit-elle, « parce que je m’engage ».
Le 21 février, alors que le candidat UDF François Bayrou grimpe spectaculairement dans les sondages, elle appelle à la rescousse les « éléphants », dont Lionel Jospin. Mais c’est pour aussitôt ajouter qu’elle entend conserver « toute sa liberté ».
Après s’être longtemps interdit toute attaque contre ses adversaires, elle s’est attachée, à l’approche de l’échéance, à installer du « clivage » gauche-droite avec Nicolas Sarkozy en rendant coup pour coup. Et face aux appels à une alliance avec le centre, elle renvoie Bayrou à droite.
Elle explique avoir tiré sa capacité de « résilience » d’une enfance « à la dure », membre d’une fratrie de huit enfants dans une famille d’officier catholique.
Née en 1953 dans la banlieue de Dakar (Sénégal), Marie-Ségolène Royal raconte encore avoir puisé son inspiration politique dans la lutte pour imposer ses droits en tant que fille.
Après des études de droit et sciences politiques, elle adhère au PS en 1978, entre à l’ENA où elle rencontre son compagnon François Hollande, aujourd’hui numéro 1 du parti.
La jeune femme devient conseillère à l’Élysée après l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand, et y restera plusieurs années. Parachutée dans les Deux-Sèvres, elle est élue députée en 1988, constamment réélue depuis.
Ministre de l’Environnement en 1992-93 dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, elle entre dans celui de Lionel Jospin en 1997, comme ministre déléguée à l’Enseignement scolaire puis à la Famille et à l’Enfance.
En mars 2004, elle ravit la présidence du Poitou-Charentes, région fief du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Symbole éclatant de la victoire de la gauche, elle laissera percer d’autres ambitions... En septembre 2005, elle se dit « disponible », pour la course à l’Élysée.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La socialiste Ségolène Royal, qui se veut « la candidate du changement », affiche sa sérénité dans la course à l’Élysée, brandissant son pacte présidentiel avec assurance, en dépit de sondages qui, depuis janvier, la donnent presque toujours battue.
Mince, élégante, cette mère de quatre enfants (âgés de 22 à 14 ans) énergique et volontaire, que les Français appellent par son prénom, a été élue confortablement en novembre candidate du PS à l’Élysée, contournant l’appareil du parti, à l’occasion d’une primaire âprement disputée.
Depuis, sa campagne a dérouté jusqu’au sein du PS, et notamment sa longue « phase d’écoute », axée autour de « forums participatifs » pour mettre les Français « au cœur du projet ».
Son discours tournant autour des « valeurs » telles que...