Sfeir regrette le fait que « nous
nous disputons sur tout »
le 23 avril 2007 à 00h00
Dans la dernière partie de son homélie d’hier dimanche, qui inclut souvent un message politique, le patriarche maronite Nasrallah Sfeir a amèrement constaté que « les responsables étrangers qui nous rendent visite ne savent plus comment nous aider à reprendre une vie normale et acceptable ».
« Comme si nous nous disputions autour de tout, a-t-il poursuivi ; au sujet de ce qui est légal et de ce qui ne l’est pas, sur les nominations aux postes de la fonction publique, sur le gouvernement et ses membres. Et c’est encore une autre paire de manches que de savoir qui siège encore et qui a démissionné du cabinet, tout en continuant d’exercer ses fonctions ministérielles... Et les postes restent vacants jusqu’à ce qu’un consensus soit trouvé... s’ils arrivent à le trouver. Puis, nous nous disputons autour du tribunal international. Doit-il être mis en place dans le cadre du chapitre VI ou VII de l’ONU ? »
« Tout cela contribue au désespoir des citoyens qui ont grand besoin d’un nouveau souffle d’espoir », a-t-il souligné.
Le cardinal Sfeir a reçu, au terme de la messe dominicale, une délégation de la section des enseignants au sein des Forces libanaises, qui a remercié le patriarche pour son parrainage du congrès de l’enseignement qui se tiendra le 29 du mois courant.
Hiyam Jalkh
Nasrallah Sfeir était particulièrement ému lorsqu’il a reçu Hiyam Jalkh, dont le cou porte encore les traces du couteau de son égorgeur. La jeune femme avait échappé de justesse à une tentative de meurtre, dans son magasin à Zahlé. Sa mère, Souad Jalkh, est toujours aux soins intensifs. La famille Jalkh a signalé au patriarche que l’enquête piétine encore alors que les assassins sont connus du tout Zahlé.
Le prélat a également reçu la visite du nouveau directeur général du ministère de l’Éducation nationale, Fady Yarak.
L’ancien député Farid el-Khazen comptait également au nombre des visiteurs de Bkerké. Selon l’ancien député du Kesrouan, « le premier problème qui devrait être traité est celui de l’élection d’un nouveau président de la République ». « La formation d’un gouvernement et la nouvelle loi électorale pourraient être les deuxième et troisième points du consensus », a-t-il conclu.
Dans la dernière partie de son homélie d’hier dimanche, qui inclut souvent un message politique, le patriarche maronite Nasrallah Sfeir a amèrement constaté que « les responsables étrangers qui nous rendent visite ne savent plus comment nous aider à reprendre une vie normale et acceptable ».
« Comme si nous nous disputions autour de tout, a-t-il poursuivi ; au sujet de ce qui est légal et de ce qui ne l’est pas, sur les nominations aux postes de la fonction publique, sur le gouvernement et ses membres. Et c’est encore une autre paire de manches que de savoir qui siège encore et qui a démissionné du cabinet, tout en continuant d’exercer ses fonctions ministérielles... Et les postes restent vacants jusqu’à ce qu’un consensus soit trouvé... s’ils arrivent à le trouver. Puis, nous nous disputons autour du...
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