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Actualités

Témoignages Scènes d’horreur et de confusion sur le campus

Des corps ensanglantés portés hors d’un bâtiment, des étudiants sautant par les fenêtres pour échapper aux tirs, la vénérable université de Virginia Tech a été lundi le théâtre de la pire fusillade à s’être jamais produite sur un campus dans toute l’histoire des États-Unis. Tiffany Ottey, étudiante de l’université de Virginia Tech, dans la ville de Blacksburg en Virginie (Est), se souviendra longtemps de la peur qui l’a saisie lorsque le bruit des détonations a commencé à résonner dans les couloirs de son établissement. Pour Erin Sheehan, le traumatisme sera encore pire : elle a dû faire semblant d’être morte pour échapper au tueur qui a laissé une vingtaine de personnes gisant sur le sol de sa salle d’allemand. Armé d’un pistolet, le tueur « mesurait environ 1,80 mètre, il avait l’air jeune, asiatique, habillé d’une manière étrange, presque comme un scout », a raconté sur CNN Erin Sheehan, étudiante en première année d’ingénierie mécanique. « Il a passé deux fois la tête dans la salle (...), il est finalement revenu plus tard, il s’est avancé à 1,5 mètre de la porte, et il a commencé à tirer. Il avait l’air très décidé, il a touché presque tout le monde. Moi, je faisais semblant d’être morte », a-t-elle poursuivi. « Il est parti environ 30 secondes, il est revenu et il a recommencé exactement la même chose (...). Alors nous nous sommes pressés contre la porte pour qu’il ne puisse pas revenir. Mais la porte ne voulait pas fermer », a-t-elle expliqué. « Il a essayé de forcer le passage encore trois fois, et il a commencé à tirer à travers la porte », a-t-elle poursuivi. Finalement, seulement elle et trois autres étudiants ont pu sortir, escortés par deux policiers qui leur ont dit de partir en courant : « Tous les autres étaient inconscients, soit morts soit grièvement blessés », y compris le professeur. Il y avait environ 25 personnes dans cette classe. « Un moment, nous avons entendu des cris et des gens qui couraient pour sortir du bâtiment. Nous étions tous effrayés », a raconté de son côté Tiffany Ottey sur CNN. La jeune femme a dit avoir entendu une cinquantaine de détonations à l’étage inférieur au sien. Peu après le début de la seconde fusillade et alors que des centaines d’étudiants affolés cherchaient à se mettre à l’abri, les haut-parleurs de l’administration disséminés sur les mille hectares du campus lançaient cette mise en garde : « C’est une urgence. C’est une urgence. Mettez-vous immédiatement à l’abri à l’intérieur. Restez loin des fenêtres et demeurez à l’intérieur. » Des chaînes de télévision et des radios ont fait entendre des enregistrements de conversations téléphoniques entre des étudiant et leurs proches. On y entend le bruit des balles qui couvre le son de voix affolées. Un étudiant a rapporté sur un blog le récit de sa petite amie, qui était dans une autre salle où le tireur a sévi et qui a été touchée à une main : les étudiants se sont précipités en hurlant sous les bureaux pour se protéger. Le tireur « a tiré dans la classe entre huit et douze fois et il est parti ». Plusieurs étudiants ont alors barricadé la porte de leur salle. Plusieurs témoins ont raconté que des étudiants avaient sauté par les fenêtres pour échapper au tueur.

Des corps ensanglantés portés hors d’un bâtiment, des étudiants sautant par les fenêtres pour échapper aux tirs, la vénérable université de Virginia Tech a été lundi le théâtre de la pire fusillade à s’être jamais produite sur un campus dans toute l’histoire des États-Unis.


Tiffany Ottey, étudiante de l’université de Virginia Tech, dans la ville de Blacksburg en Virginie (Est), se souviendra longtemps de la peur qui l’a saisie lorsque le bruit des détonations a commencé à résonner dans les couloirs de son établissement. Pour Erin Sheehan, le traumatisme sera encore pire : elle a dû faire semblant d’être morte pour échapper au tueur qui a laissé une vingtaine de personnes gisant sur le sol de sa salle d’allemand. Armé d’un pistolet, le tueur « mesurait environ 1,80 mètre, il avait...