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Euro 2012 : Varsovie « très confiant » sur ses chances

Les autorités polonaises se sont dit hier « très confiantes » sur les chances de la candidature polono-ukrainienne à l’organisation de l’Euro 2012, en dépit de l’instabilité politique en Ukraine et d’un scandale de corruption dans le football en Pologne. L’UEFA doit désigner mercredi à Cardiff (pays de Galles) l’organisateur de la compétition parmi les trois candidats en lice : l’Italie, la candidature commune de la Hongrie et de la Croatie, ainsi que celles de la Pologne et l’Ukraine. « Certes, nous n’avons pas autant d’expérience que les Italiens, a déclaré à l’AFP le ministre polonais des Sports Tomasz Lipiec. Contrairement à la Hongrie, qui brigue pour la troisième fois l’organisation de l’Euro, nous nous présentons seulement pour la première fois, mais nous avons des chances. J’en suis très confiant. » « Nous avons beaucoup d’atouts. Nous sommes très déterminés à le faire et nous constituons un marché de près de 100 millions d’habitants. L’UEFA considère le projet comme du business. Cela peut compter surtout face à la candidature hongro-croate », a-t-il indiqué. De son côté, le ministre des Transports Jerzy Polaczek a présenté hier un projet de développement des infrastructures de transport, dont les insuffisances actuelles sont considérées comme une faiblesse de la candidature. Les critiques insistent sur le fait que les stades en Pologne et en Ukraine sont très éloignés les uns des autres : près de 2 000 km (dont seulement 23 km d’autoroute en tout) séparent Gdansk, en Pologne, de Donetsk, en Ukraine. Il faut compter aujourd’hui quelque 22 heures de route pour passer d’une ville à l’autre. M. Polaczek a affirmé que « la décision sur l’organisation (par la Pologne et l’Ukraine) de l’Euro 2012 nous fera accélérer la réalisation de ces projets », dont le financement a été estimé à environ 26 milliards d’euros. Corruption Par ailleurs, M. Lipiec a minimisé l’impact potentiellement néfaste de l’affaire de corruption dans le football polonais ainsi que de l’instabilité politique à Kiev. « Le fait que nous avons lancé une lutte contre la corruption ne peut que jouer en notre faveur », a-t-il précisé. Dans le cadre d’une large enquête anticorruption, plus d’une soixantaine de personnes, dont des arbitres et un membre de la direction de la fédération, ont été interpellées depuis deux ans. L’affaire de corruption a valu la suspension de deux clubs de première division, Arka Gdynia et Gornik Leczna, par la fédération polonaise. « En Italie, on peut parler aussi d’instabilité gouvernementale, tout comme des affaires de corruption dans le football. Et ils ont le problème des hooligans dans les stades », a insisté le ministre polonais. « Certes, les événements politiques à Kiev ne jouent pas à notre avantage, mais il ne faut pas paniquer. Il y aura des élections démocratiques en Ukraine et la situation sera rapidement stabilisée », a en outre estimé M. Lipiec. « En Hongrie, la question de stabilité politique se pose aussi alors que la Croatie a bien le problème de la sécurité dans les stades », a conclu le ministre.
Les autorités polonaises se sont dit hier « très confiantes » sur les chances de la candidature polono-ukrainienne à l’organisation de l’Euro 2012, en dépit de l’instabilité politique en Ukraine et d’un scandale de corruption dans le football en Pologne.
L’UEFA doit désigner mercredi à Cardiff (pays de Galles) l’organisateur de la compétition parmi les trois candidats en lice : l’Italie, la candidature commune de la Hongrie et de la Croatie, ainsi que celles de la Pologne et l’Ukraine.
« Certes, nous n’avons pas autant d’expérience que les Italiens, a déclaré à l’AFP le ministre polonais des Sports Tomasz Lipiec. Contrairement à la Hongrie, qui brigue pour la troisième fois l’organisation de l’Euro, nous nous présentons seulement pour la première fois, mais nous avons des chances. J’en...