Marché de l’immobilier
Le malheur des uns fait
le bonheur des autres
le 05 avril 2007 à 00h00
C’est une surprise pour personne. Les déboires des commerces et des restaurants du centre-ville profitent aux autres centralités commerciales de l’agglomération de Beyrouth.
Voilà plus de quatre mois que le centre-ville est partiellement paralysé par le sit-in de l’opposition sur les places Riad el-Solh et Debbas. Ce mouvement de protestation a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. En effet, depuis 2005, les professionnels de la restauration et du commerce n’ont pas été épargnés. La situation ne cesse d’empirer. Le résultat est implacable : des dizaines de fermetures, des ouvertures qui se comptent sur le doigt d’une main, des licenciements à la pelle et des fermetures temporaires. Certaines rues offrent un triste paysage avec un alignement de boutiques à louer. Naturellement, les demandes y sont inexistantes. Une exception, la chaîne de café Costa vient de s’implanter rue Maarad.
Pendant ce temps, les autres rues marchandes traditionnelles et les centres commerciaux se frottent les mains et font face à une forte demande.
Le centre ABC-Achrafieh n’avait nullement besoin du marasme du centre-ville pour accroître son pouvoir d’attraction. Son succès est indéniable et n’a rien à voir avec les difficultés des autres. La liste d’attente est impressionnante. Le centre CityMall tire également son épingle du jeu.
Alors que les restaurants du centre-ville ont de moins en moins de clients (une baisse de fréquentation de 75 %), ceux de Gemmayzé ne désemplissent pas. La vague des pubs et des restaurants a passé les limites de la rue Gouraud. Désormais, les rues Boutros Dagher, Mar Antonios et Youssef Hayeck sont touchées. La courbe exponentielle des loyers n’est pas prête à s’arrêter.
Le quartier Hamra connaît un engouement impressionnant. Nous sommes régulièrement sollicités par des restaurateurs et des commerçants qui y recherchent une adresse. Les réussites des enseignes déjà implantées (Roadster Diner, Lina’s, De Prague, Starbucks) et des nouveaux venus (Nando’s, Costa, T Marbouta) font beaucoup d’envieux. La disparition des dinosaures Modca et Wimpy a laissé un vide dont plusieurs chaînes de café voudraient profiter. Malheureusement, les bons emplacements rue Hamra sont rares. Se rabattre sur des axes secondaires est une option. L’intérêt des franchises internationales de l’habillement ne cesse pas également de croître pour ce quartier. Les loyers varient en fonction des rues de 200 à 600 dollars le m2, le pic étant sur la rue Hamra. Longeant le campus universitaire de l’AUB, la rue Bliss est une exception avec certains loyers à 1 000 dollars le mètre carré.
L’absence de véritable centre commercial à Verdun complique véritablement la tâche des professionnels qui n’arrivent plus à trouver de bons emplacements. Pourtant, la demande est importante. Les seuls espaces disponibles sont situés aux sous-sols et aux premiers étages des galeries marchandes existantes. La visibilité y est très réduite, pourtant les loyers y sont surévalués (avec des pointes à 700 dollars le mètre carré).
L’essor de la rue Kaslik est également à noter. C’est l’une des conséquences des événements de 2005. L’engouement a été spectaculaire. Les plus grands commerçants de la ville y veulent une adresse. Malheureusement, les places manquent.
En coopération avec RAMCO
01/349910
mail@ramcolb.com
C’est une surprise pour personne. Les déboires des commerces et des restaurants du centre-ville profitent aux autres centralités commerciales de l’agglomération de Beyrouth.
Voilà plus de quatre mois que le centre-ville est partiellement paralysé par le sit-in de l’opposition sur les places Riad el-Solh et Debbas. Ce mouvement de protestation a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. En effet, depuis 2005, les professionnels de la restauration et du commerce n’ont pas été épargnés. La situation ne cesse d’empirer. Le résultat est implacable : des dizaines de fermetures, des ouvertures qui se comptent sur le doigt d’une main, des licenciements à la pelle et des fermetures temporaires. Certaines rues offrent un triste paysage avec un alignement de boutiques à louer. Naturellement, les demandes y...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.