Alors que Lyon vit une drôle de fin de saison, son président, Jean-Michel Aulas, assure que le club va rebondir.
« Il n’y a pas de fin de cycle », affirme Jean-Michel Aulas sur le site Internet du club (www.olweb.fr). « Au contraire, c’est le point de départ d’une grande aventure. »
Assurés de décrocher un sixième titre consécutif, les Lyonnais vivent paradoxalement un printemps délicat avec des défaites synonymes d’éliminations dans les différentes coupes.
« La maison OL n’est pas ébranlée ni même en danger », dit Jean-Michel Aulas. « Elle est triste. On banalise la saison parce que cela arrange beaucoup de gens », s’agace le patron de l’OL, qui a fait en février de Lyon le premier club français coté en Bourse.
« Cette saison est probablement la plus belle et je ne partage pas du tout la sinistrose ambiante », ajoute-t-il.
Dans une autre interview accordée parallèlement au quotidien lyonnais Le Progrès, Jean-Michel Aulas, qui fête en ce mois de mars ses 20 ans de présence au club, en rajoute : « Croyez-moi, je ne baisse pas les bras », dit-il. « Nous allons rebondir sur un budget qui avoisinera les 200 millions d’euros. »
Départs imminents
Juninho, le joueur emblématique de cet OL qui gagne depuis 2002, avait donné le ton au soir de l’élimination en Ligue des champions, évoquant le besoin de renouveler le groupe de fond en comble.
Son président, qui a vu passer 54 joueurs différents pour décrocher les cinq précédents titres, lui répond : « Cela fait sept ans que l’on me pose cette question de la fin du cycle et l’avenir à chaque fois nous a montré que nous savions rebondir. Il y a eu des départs chaque année. Quelquefois des entraîneurs, plus souvent des joueurs. On a toujours su trouver des joueurs encore plus forts et en former d’autres qui pouvaient ambitionner de jouer dans l’équipe première.
Cette année, cela va être pareil. Si on gagne un sixième titre, nous allons être en course pour en gagner un septième. »
Sans donner beaucoup de détails, Jean-Michel Aulas dresse la tactique définie en interne pour les semaines à venir : « Bien sûr qu’il va y avoir un ou deux joueurs pour lesquels nous allons donner un bon de sortie parce qu’un groupe ne peut pas rester indéfiniment le même. »
Éric Abidal et Florent Malouda, notamment, pourraient changer d’air, tandis que le club doit encore résoudre le cas du Brésilien Caçapa, dont la mise à l’écart a terni l’ambiance au sein du groupe.
« Nous avons déjà beaucoup discuté avec Gérard Houllier et Bernard Lacombe », dit encore Jean-Michel Aulas. « On sait très précisément ce qu’il faut faire pour améliorer le groupe pour arriver en 2010, année d’inauguration du nouveau stade, avec une équipe qui soit la plus forte que l’on ait jamais connue à Lyon. »
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