Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Sacrée famille! Catherine Deneuve et Françoise Dorléac

Issue d’une famille de comédiens: une grand-mère souffleuse à l’Odéon, une mère actrice de théâtre et un père directeur de doublage à la Paramount, la petite Catherine est loin de vouloir faire carrière dans le cinéma, contrairement à sa sœur Françoise (aînée des sœurs Dorléac) qui ne rêve que de cela. Pourtant à 16 ans, celle qui s’appelle désormais Deneuve (le nom de jeune fille de sa mère) quitte la maison familiale pour suivre l’homme qu’elle aime, Roger Vadim (de quinze ans son aîné), qui lui donnera un fils, Christian, et le premier vrai rôle de sa vie dans le film Le vice et la vertu en 1963. Les deux sœurs continuent à entretenir une relation très intime et très proche. Si Françoise se distingue par son exubérance et son extravagance, Catherine, par contre, est toujours considérée comme rêveuse et dans la lune. Cela n’empêche pourtant pas que ces deux tempéraments différents se complètent. Catherine dira un jour de sa sœur: «Nous étions complémentaires», tandis que Françoise affirmera: «À nous deux, nous ferions une femme formidable.» Après avoir joué pour Jacques Demy en 1964 le mélo musical Les parapluies de Cherbourg qui obtint la Palme d’or à Cannes, Catherine Deneuve réitère sa collaboration avec le réalisateur et donne la réplique à sa sœur Françoise en 1967 dans Les demoiselles de Rochefort. Peu de temps après, Françoise Dorléac périt dans un tragique accident d’auto, laissant une sœur «amputée d’amour» et incapable très longtemps d’extérioriser sa douleur. La complicité des deux jeunes sœurs avait éclaté au grand écran, illustrée par cette chanson qui demeure sur les lèvres de tous: «Nous sommes des sœurs jumelles, nées sous le signe des Gémeaux.» Dans son livre Elle s’appelait Françoise, écrit en 1996, Catherine Deneuve disait: «Elle est partie comme une promesse à qui on n’a pas laissé le temps de s’accomplir.» Ainsi, si la Deneuve est devenue bien plus tard cette boulimique de travail, c’est peut-être un peu en hommage à ce que sa sœur n’avait pas pu pleinement réaliser.
Issue d’une famille de comédiens: une grand-mère souffleuse à l’Odéon, une mère actrice de théâtre et un père directeur de doublage à la Paramount, la petite Catherine est loin de vouloir faire carrière dans le cinéma, contrairement à sa sœur Françoise (aînée des sœurs Dorléac) qui ne rêve que de cela. Pourtant à 16 ans, celle qui s’appelle désormais Deneuve (le nom de jeune fille de sa mère) quitte la maison familiale pour suivre l’homme qu’elle aime, Roger Vadim (de quinze ans son aîné), qui lui donnera un fils, Christian, et le premier vrai rôle de sa vie dans le film Le vice et la vertu en 1963.
Les deux sœurs continuent à entretenir une relation très intime et très proche. Si Françoise se distingue par son exubérance et son extravagance, Catherine, par contre, est toujours considérée...