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UNION EUROPÉENNE La BCE relève son principal taux à 3,75 %

La Banque centrale européenne a relevé hier son taux d’intérêt directeur à 3,75 %, son niveau le plus élevé depuis novembre 2001, et laissé entendre que d’autres resserrements pourraient suivre même si elle a nuancé son discours. Lors de sa conférence de presse mensuelle, le président de la BCE Jean-Claude Trichet a fait valoir que les conditions monétaires continuaient de soutenir la croissance économique et a répété que le Conseil des gouverneurs resterait « inflexible » face aux pressions inflationnistes. « Notre politique économique reste du côté accommodant compte tenu du niveau modéré des taux directeurs de la BCE, de la vigueur de la croissance de la monnaie et du crédit, et de la liquidité toujours abondante au regard de l’ensemble des indicateurs pertinents », a-t-il déclaré. Ce nouveau terme « modéré » pour qualifier les taux d’intérêt constitue un changement de ton puisque le président de la BCE parlait jusqu’ici de taux « bas ». Ce faisant, la Banque centrale paraît reconnaître que les conditions de crédit sont moins stimulantes après sept hausses de taux qui ont renchéri le loyer de l’argent de 175 points de base depuis décembre 2005. Prévision d’inflation 2008 revue en hausse De fait, Trichet a laissé entendre que la BCE se laissait de la marge pour les prochains mois. Pour les économistes, cette petite phrase montre que la BCE relèvera probablement son taux directeur à 4 % et peut-être au-delà. « La BCE est toujours dans un mode restrictif et maintient son biais implicite au durcissement monétaire, même si ce biais semble s’être un petit peu adouci », déclare Sandra Petkov chez Lehman Brothers à Londres. « L’orientation restrictive reste intacte et les taux de la BCE devraient monter jusqu’à 4 %, le prochain seuil important pour la politique monétaire. La principale question est maintenant de savoir quand », renchérit David Brown chez Bear Stearns. La fermeté apparente de la BCE est appuyée par ses dernières projections macroéconomiques rendues publiques au moment où Trichet débutait sa conférence de presse. La prévision médiane pour le taux d’inflation en 2008 est ainsi passée à 2 % au lieu de 1,9 % il y a trois mois, ce qui peut conforter la Banque centrale dans sa volonté de durcir les conditions monétaires pour être sûre d’atteindre son objectif d’une inflation proche mais en dessous de 2 %. La BCE a également relevé sa fourchette de prévisions de croissance pour la zone euro pour cette année et la suivante, dans le sillage de la baisse des prix du pétrole et de la dynamique solide observée sur le dernier trimestre de 2006. Les nouvelles projections donnent désormais une hausse de 2,1 à 2,9 % du produit intérieur brut (PIB) réel cette année – soit une valeur médiane de 2,5 % – alors qu’elle visait en décembre une croissance comprise entre 1,7 et 2,7 %.
La Banque centrale européenne a relevé hier son taux d’intérêt directeur à 3,75 %, son niveau le plus élevé depuis novembre 2001, et laissé entendre que d’autres resserrements pourraient suivre même si elle a nuancé son discours.
Lors de sa conférence de presse mensuelle, le président de la BCE Jean-Claude Trichet a fait valoir que les conditions monétaires continuaient de soutenir la croissance économique et a répété que le Conseil des gouverneurs resterait « inflexible » face aux pressions inflationnistes.
« Notre politique économique reste du côté accommodant compte tenu du niveau modéré des taux directeurs de la BCE, de la vigueur de la croissance de la monnaie et du crédit, et de la liquidité toujours abondante au regard de l’ensemble des indicateurs pertinents », a-t-il déclaré.
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