Euthanasie : un manifeste relance le débat en France
le 09 mars 2007 à 00h00
La publication d’un manifeste de 2 134 soignants revendiquant avoir pratiqué l’euthanasie active relance le débat sur une éventuelle réforme législative, à quelques jours de l’ouverture du procès d’un médecin et d’une infirmière aux assises de la Dordogne. Ce groupe de soignants de toute la France brise, dans Le Nouvel Observateur et le quotidien Sud-Ouest, un tabou en admettant à visage découvert la pratique consistant à provoquer directement la mort de patients incurables et agonisants pour soulager leur souffrance. « Parce que, de façon certaine, la maladie l’emportait sur nos thérapeutiques, parce que, malgré des traitements adaptés, les souffrances physiques et psychologiques rendaient la vie du patient intolérable, parce que le malade souhaitait en finir, nous, soignants, avons, en conscience, aidé médicalement des patients à mourir avec décence », dit le manifeste. De telles pratiques sont actuellement passibles de la cour d’assises. Les signataires réclament la fin des poursuites judiciaires et une réforme législative. Les porte-parole des deux candidats favoris des sondages, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, ont réagi de manière prudente. Rachida Dati, porte-parole de Nicolas Sarkozy, a expliqué sur France Info qu’il fallait ouvrir un débat. « Il s’agit d’intéresser et de mettre tout le monde autour de la table sur ce sujet parce que la médecine n’est pas là pour donner la mort », a-t-elle dit.
La publication d’un manifeste de 2 134 soignants revendiquant avoir pratiqué l’euthanasie active relance le débat sur une éventuelle réforme législative, à quelques jours de l’ouverture du procès d’un médecin et d’une infirmière aux assises de la Dordogne. Ce groupe de soignants de toute la France brise, dans Le Nouvel Observateur et le quotidien Sud-Ouest, un tabou en admettant à visage découvert la pratique consistant à provoquer directement la mort de patients incurables et agonisants pour soulager leur souffrance. « Parce que, de façon certaine, la maladie l’emportait sur nos thérapeutiques, parce que, malgré des traitements adaptés, les souffrances physiques et psychologiques rendaient la vie du patient intolérable, parce que le malade souhaitait en finir, nous, soignants, avons, en conscience, aidé...
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