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L’AIEA est « quelque peu dans une impasse », affirme el-Baradei

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’est toujours pas capable d’apporter la preuve que le programme nucléaire iranien est purement pacifique, comme l’affirme Téhéran, a reconnu hier son directeur, Mohammad el-Baradei, prônant une issue négociée à la crise. Le Conseil des gouverneurs des 35 États membres de l’agence onusienne a ouvert hier, à son siège à Vienne, sa réunion de printemps avec au menu la situation en Iran après le refus de Téhéran de cesser l’enrichissement d’uranium, matière qui peut entrer dans la fabrication de la bombe nucléaire. En ouverture, M. el-Baradei a souligné « sa conviction » que seule la « négociation » permettra de régler la question nucléaire iranienne. Il a cependant reconnu que l’AIEA, qui enquête depuis quatre ans sur les accusations de Washington selon lesquelles Téhéran développe en secret des armes nucléaires, se trouvait actuellement « quelque peu dans une impasse ». L’AIEA a été « capable de vérifier » que le matériel nucléaire déclaré n’a pas été détourné pour des utilisations militaires, mais a été « incapable de reconstruire pleinement l’historique du programme nucléaire iranien et certaines de ses composantes par manque de transparence et de coopération nécessaires de l’Iran », a-t-il ajouté. « C’est la meilleure preuve de notre assertion que nos activités n’ont qu’un but exclusivement pacifique », en a conclu l’ambassadeur iranien auprès de l’AIEA, Ali Ashgar Soltanieh. Du côté du Conseil de sécurité de l’ONU, les efforts vont bon train pour trouver un consensus sur un renforcement des sanctions contre Téhéran. Les ambassadeurs des Six devaient se réunir de manière informelle hier à l’ONU pour discuter d’une nouvelle résolution visant à renforcer les sanctions. Enfin, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, réunis hier à Bruxelles, ont soutenu les efforts pour élaborer une nouvelle résolution « avec toute la fermeté nécessaire ». Dans le même temps, l’UE continue à prôner « une double approche » avec Téhéran, en laissant la « porte ouverte » aux négociations avec les Iraniens, a déclaré le haut représentant de l’UE pour la politique extérieure, Javier Solana.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’est toujours pas capable d’apporter la preuve que le programme nucléaire iranien est purement pacifique, comme l’affirme Téhéran, a reconnu hier son directeur, Mohammad el-Baradei, prônant une issue négociée à la crise. Le Conseil des gouverneurs des 35 États membres de l’agence onusienne a ouvert hier, à son siège à Vienne, sa réunion de printemps avec au menu la situation en Iran après le refus de Téhéran de cesser l’enrichissement d’uranium, matière qui peut entrer dans la fabrication de la bombe nucléaire. En ouverture, M. el-Baradei a souligné « sa conviction » que seule la « négociation » permettra de régler la question nucléaire iranienne. Il a cependant reconnu que l’AIEA, qui enquête depuis quatre ans sur les accusations de...