Rechercher
Rechercher

Actualités

Turquie Passe d’armes entre Erdogan et l’état-major

Le Premier ministre turc Tayyip Erdogan et l’état-major de l’armée se sont livré hier à une passe d’armes qui trahit leurs relations tendues à moins de trois mois de l’élection présidentielle. La puissante armée turque, qui se veut la garante de la laïcité héritée de Moustafa Kemal Atatürk, craint qu’Erdogan ou un dirigeant de son parti islamisant AK, qui dispose de la majorité absolue au Parlement, ne se présente au suffrage des députés pour la magistrature suprême. Issu de la mouvance islamiste, Erdogan a tenté hier de « recadrer » le chef de l’état-major, le général Yasar Buyukanit, qui avait déclaré que la Turquie devait éviter les contacts avec les dirigeants kurdes irakiens, accusés d’aider les séparatistes kurdes turcs. Le Premier ministre a dit partager la préoccupation de l’armée face au séparatisme, mais estimé qu’il ne revenait pas à un officier de dire au gouvernement avec qui il devait parler. Erdogan a présenté les propos tenus par le général Buyukanit lors d’une visite aux États-Unis comme une opinion « personnelle ». La réplique de l’état-major a été cinglante. Dans un communiqué laconique publié peu après, il fait valoir que « les opinions exprimées par le chef de l’état-major général ne sont naturellement pas des opinions personnelles, mais celles de tout l’état-major général en tant qu’institution ».
Le Premier ministre turc Tayyip Erdogan et l’état-major de l’armée se sont livré hier à une passe d’armes qui trahit leurs relations tendues à moins de trois mois de l’élection présidentielle. La puissante armée turque, qui se veut la garante de la laïcité héritée de Moustafa Kemal Atatürk, craint qu’Erdogan ou un dirigeant de son parti islamisant AK, qui dispose de la majorité absolue au Parlement, ne se présente au suffrage des députés pour la magistrature suprême.
Issu de la mouvance islamiste, Erdogan a tenté hier de « recadrer » le chef de l’état-major, le général Yasar Buyukanit, qui avait déclaré que la Turquie devait éviter les contacts avec les dirigeants kurdes irakiens, accusés d’aider les séparatistes kurdes turcs. Le Premier ministre a dit partager la préoccupation de l’armée...