Mondial 2018 : pour Blatter, les favoris sont américains et chinois
le 01 mars 2007 à 00h00
Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Sepp Blatter, a jeté un froid à Londres hier, en expliquant que les favoris logiques pour accueillir le Mondial 2018 étaient à chercher en Amérique du Nord ou en Asie, où la Chine serait intéressée selon lui.
Après avoir rencontré les ministres britanniques des Finances et des Sports, Gordon Brown et Richard Caborn, Blatter a défendu le principe d’une rotation systématique pour l’organisation de la compétition entre les différentes Confédérations composant la FIFA, après l’édition 2014 qui se tiendra en Amérique du Sud (Colombie ou plus certainement Brésil).
L’édition 2006 s’étant tenue en Europe (Allemagne) et celle de 2010 étant prévue en Afrique (Afrique du Sud), cela donne la priorité à la zone couverte par la Concacaf (Amérique du Nord et Caraïbes). L’Europe ne serait plus en position d’accueillir le tournoi avant 2022, voire 2026.
Cela mettrait en pole position les États-Unis, qui ont déjà exprimé leur intérêt pour accueillir le tournoi.
« La situation est que le comité exécutif de la FIFA a décidé de mettre en place une rotation à partir du Mondial 2014 », a expliqué Blatter. Mais le comité exécutif de la FIFA peut aussi « décider que l’ensemble du continent américain doit être considéré comme une entité unique. Ce serait alors au tour de l’Asie ».
Camouflet
L’Australie, qui a rejoint la Confédération asiatique (AFC), est pour l’heure le seul candidat déclaré, mais Blatter a indiqué jeudi que la Chine pourrait se mettre sur les rangs.
« Lors des discussions que nous avons eues à Zurich à propos de l’organisation du tournoi olympique (ndlr : de Pékin en 2008), le secrétaire général de la Fédération chinoise a parlé de la possibilité d’accueillir la Coupe du monde. Je ne suis pas un prophète, je ne sais pas où ira le Mondial mais vous avez souvent eu dans l’histoire des pays qui ont accueilli les Jeux, puis le Mondial », a déclaré Blatter.
Les commentaires de Blatter sont un camouflet pour le gouvernement britannique qui a déjà annoncé qu’il soutiendrait une candidature anglaise.
« Je comprends l’envie de l’Angleterre d’accueillir le Mondial pour la première fois depuis 1966, mais la situation est ce qu’elle est », a commenté Blatter, qui devrait être réélu à son poste en juin, et dont les préférences correspondent souvent aux choix finalement pris par son organisation. Le principe de la rotation devrait être entériné lors du comité exécutif de la FIFA qui se tiendra à la fin de l’année, en Afrique du Sud. Blatter a défendu le comité d’organisation du Mondial sud-africain, expliquant qu’après des ratés au démarrage, la préparation du tournoi « était sur les rails ».
Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Sepp Blatter, a jeté un froid à Londres hier, en expliquant que les favoris logiques pour accueillir le Mondial 2018 étaient à chercher en Amérique du Nord ou en Asie, où la Chine serait intéressée selon lui.
Après avoir rencontré les ministres britanniques des Finances et des Sports, Gordon Brown et Richard Caborn, Blatter a défendu le principe d’une rotation systématique pour l’organisation de la compétition entre les différentes Confédérations composant la FIFA, après l’édition 2014 qui se tiendra en Amérique du Sud (Colombie ou plus certainement Brésil).
L’édition 2006 s’étant tenue en Europe (Allemagne) et celle de 2010 étant prévue en Afrique (Afrique du Sud), cela donne la priorité à la zone couverte par la Concacaf...
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