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Les Bourses chinoises plongent, mais elles ne couleront pas, estiment les analystes

Les analystes relativisaient hier le plongeon des Bourses chinoises, renouvelant leur confiance dans la solidité de l’économie et soulignant que la chute de près de 9 % mardi à Shanghai n’empêche pas la place chinoise d’avoir bondi de 130 % en 2006. « Les fondamentaux économiques n’ont pas changé de manière significative... Nous pensons qu’il faut considérer cela comme une opportunité de faire de bonnes affaires », estime Yuya Yamaguchi. Le courtier à la Daiwa Securities SMBC de Tokyo résume bien le sentiment de la plupart des experts : la chute des marchés, mardi, n’est qu’une raison de plus d’acheter. « On s’attendait à une correction », rappelle James Hong, responsable des produits dérivés à la Dresdner Kleinwort à Tokyo. Mais « je pense que la baisse du marché chinois a été exagérée », ajoute Glenn Maguire, économiste en chef pour l’Asie à la Société générale, se disant « surpris de l’effet de contagion que cela a eu sur les économies des pays développés ». Évoquant une réaction exagérée, l’analyste chinois Lu Fangxing veut y voir la main d’un grand fonds d’investissement cherchant à engranger des bénéfices aussi juteux que rapides. « Il s’agit de toute évidence d’une liquidation de titres par un investisseur institutionnel », estime cet expert de la maison de courtage China Lion, basée à Shenzhen, dans le sud de la Chine. En vendant son portefeuille, le fonds aurait empoché les solides bénéfices réalisés jusqu’alors, tout en faisant chuter la Bourse, lui permettant de racheter à meilleur marché les mêmes actions. Les experts soulignent que la correction de mardi n’efface rien des formidables performances engrangées l’an dernier par la Bourse de Shanghai (+130 %). Il y a vingt mois seulement, les Bourses chinoises de Shanghai et Shenzhen semblaient pourtant incapables de décoller. Aujourd’hui, la capitalisation des Bourses de Shanghai et Shenzhen totalise 1 500 milliards de dollars, contre 400 milliards de dollars mi-2005.

Les analystes relativisaient hier le plongeon des Bourses chinoises, renouvelant leur confiance dans la solidité de l’économie et soulignant que la chute de près de 9 % mardi à Shanghai n’empêche pas la place chinoise d’avoir bondi de 130 % en 2006.
« Les fondamentaux économiques n’ont pas changé de manière significative... Nous pensons qu’il faut considérer cela comme une opportunité de faire de bonnes affaires », estime Yuya Yamaguchi. Le courtier à la Daiwa Securities SMBC de Tokyo résume bien le sentiment de la plupart des experts : la chute des marchés, mardi, n’est qu’une raison de plus d’acheter.
« On s’attendait à une correction », rappelle James Hong, responsable des produits dérivés à la Dresdner Kleinwort à Tokyo. Mais « je pense que la baisse du marché chinois a été exagérée...