Les Bourses chinoises plongent,
mais elles ne couleront pas, estiment les analystes
le 01 mars 2007 à 00h00
Les analystes relativisaient hier le plongeon des Bourses chinoises, renouvelant leur confiance dans la solidité de l’économie et soulignant que la chute de près de 9 % mardi à Shanghai n’empêche pas la place chinoise d’avoir bondi de 130 % en 2006.
« Les fondamentaux économiques n’ont pas changé de manière significative... Nous pensons qu’il faut considérer cela comme une opportunité de faire de bonnes affaires », estime Yuya Yamaguchi. Le courtier à la Daiwa Securities SMBC de Tokyo résume bien le sentiment de la plupart des experts : la chute des marchés, mardi, n’est qu’une raison de plus d’acheter.
« On s’attendait à une correction », rappelle James Hong, responsable des produits dérivés à la Dresdner Kleinwort à Tokyo. Mais « je pense que la baisse du marché chinois a été exagérée », ajoute Glenn Maguire, économiste en chef pour l’Asie à la Société générale, se disant « surpris de l’effet de contagion que cela a eu sur les économies des pays développés ».
Évoquant une réaction exagérée, l’analyste chinois Lu Fangxing veut y voir la main d’un grand fonds d’investissement cherchant à engranger des bénéfices aussi juteux que rapides. « Il s’agit de toute évidence d’une liquidation de titres par un investisseur institutionnel », estime cet expert de la maison de courtage China Lion, basée à Shenzhen, dans le sud de la Chine.
En vendant son portefeuille, le fonds aurait empoché les solides bénéfices réalisés jusqu’alors, tout en faisant chuter la Bourse, lui permettant de racheter à meilleur marché les mêmes actions.
Les experts soulignent que la correction de mardi n’efface rien des formidables performances engrangées l’an dernier par la Bourse de Shanghai (+130 %). Il y a vingt mois seulement, les Bourses chinoises de Shanghai et Shenzhen semblaient pourtant incapables de décoller. Aujourd’hui, la capitalisation des Bourses de Shanghai et Shenzhen totalise 1 500 milliards de dollars, contre 400 milliards de dollars mi-2005.
Les analystes relativisaient hier le plongeon des Bourses chinoises, renouvelant leur confiance dans la solidité de l’économie et soulignant que la chute de près de 9 % mardi à Shanghai n’empêche pas la place chinoise d’avoir bondi de 130 % en 2006.
« Les fondamentaux économiques n’ont pas changé de manière significative... Nous pensons qu’il faut considérer cela comme une opportunité de faire de bonnes affaires », estime Yuya Yamaguchi. Le courtier à la Daiwa Securities SMBC de Tokyo résume bien le sentiment de la plupart des experts : la chute des marchés, mardi, n’est qu’une raison de plus d’acheter.
« On s’attendait à une correction », rappelle James Hong, responsable des produits dérivés à la Dresdner Kleinwort à Tokyo. Mais « je pense que la baisse du marché chinois a été exagérée...
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