Sans rival en Italie où, invaincu et vainqueur de ses 16 derniers matches, il écrase le championnat, l’Inter Milan s’attaque désormais à l’Europe, ambitieux mais la tête froide, avec la réception de Valence CF, ce soir en Ligue des champions.
Le défi est excitant, car en première phase de l’épreuve, l’Inter n’a pas franchement survolé les débats.
Battu lors des deux premières journées (1-0 face au Sporting Lisbonne, 0-2 à domicile face au Bayern Munich), il s’est qualifié grâce à trois succès sans relief face au Spartak Moscou (2-1, 0-1) puis contre le Sporting (1-0), terminant 2e derrière le Bayern.
Mais depuis, le club est tellement monté en régime qu’il a écœuré tous ses rivaux de série A (et de Coupe d’Italie dont il est finaliste).
L’AS Rome (2e) compte ainsi 14 points de retard. À chaque sortie, l’équipe milanaise étale un peu plus sa maîtrise. Toutes compétitions confondues, sa dernière défaite remonte au 27 septembre contre le Bayern : depuis, son bilan est éloquent avec 25 victoires et 4 nuls.
« On dirait une armée invincible », se félicite le président de l’Inter, Massimo Moratti dans La Gazzetta dello Sport. Mais le milliardaire lombard se méfie des triomphes annoncés : « Nous entrons dans une phase où il va falloir concrétiser tous les efforts. Je ne veux pas parler de grand chelem parce que la saison est encore longue. Mais en Ligue des champions, nous allons jouer notre carte à fond. »
Roberto Mancini est encore plus prudent : « Cela va être dur. Avec tout le respect que j’ai pour le championnat, la Ligue des champions, c’est autre chose. »
Aucune erreur
« Valence est une des meilleures équipes du moment. Je m’attends à deux rencontres extrêmement difficiles au cours desquelles il ne faudra faire aucune erreur », insiste l’entraîneur, épaté par la performance des Espagnols en Liga dimanche, brillants vainqueurs, 2 à 1, du FC Barcelone, le champion d’Europe en titre.
Le match a en effet valeur de test : l’Inter est tyrannique en Italie, mais est-ce lui qui est très fort ou ses concurrents qui sont très faibles ? Valence apportera un début de réponse.
Les Lombards peuvent en tout cas compter sur un effectif pratiquement au complet puisque seuls Andreolli et Recoba, deux joueurs au temps de jeu très réduit, ainsi que Vieira, victime du réveil d’une douleur musculaire hier, font défaut.
Pour le reste, Mancini n’aura que l’embarras du choix, notamment en attaque où, au côté d’Ibrahimovic, actuellement irrésistible, on devrait retrouver le Brésilien Adriano plutôt que l’Argentin Crespo.
En revanche, c’est dans une ambiance un peu particulière que les deux équipes vont en découdre puisque suite aux événements tragiques de Catane (la mort d’un policier lors d’affrontements contre des supporteurs) et les mesures drastiques de sécurité imposées depuis dans les stades, San Siro, qui peut normalement accueillir plus de 80 000 personnes, sera limité aux seuls abonnés, soit 36 000 places.
L’ambiance sera ainsi un peu particulière, ce qui fait dire au défenseur Ivan Cordoba : « Chacun de nos abonnés devra hurler et crier pour deux ; comme cela, nous remplirons le stade d’une seule voix. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Sans rival en Italie où, invaincu et vainqueur de ses 16 derniers matches, il écrase le championnat, l’Inter Milan s’attaque désormais à l’Europe, ambitieux mais la tête froide, avec la réception de Valence CF, ce soir en Ligue des champions.
Le défi est excitant, car en première phase de l’épreuve, l’Inter n’a pas franchement survolé les débats.
Battu lors des deux premières journées (1-0 face au Sporting Lisbonne, 0-2 à domicile face au Bayern Munich), il s’est qualifié grâce à trois succès sans relief face au Spartak Moscou (2-1, 0-1) puis contre le Sporting (1-0), terminant 2e derrière le Bayern.
Mais depuis, le club est tellement monté en régime qu’il a écœuré tous ses rivaux de série A (et de Coupe d’Italie dont il est finaliste).
L’AS Rome (2e) compte ainsi 14 points de retard. À...