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Vittoz et Lamy-Chappuis en têtes d’affiche

Vincent Vittoz, champion du monde en titre de poursuite, et Jason Lamy-Chappuis, n° 4 mondial en combiné nordique, sont les têtes d’affiche de l’équipe de France qui participent à partir de demain aux championnats du monde de ski nordique à Sapporo (Japon). En 2005, après un hiver perturbé par des soupçons de dopage, Vittoz était devenu à Oberstdorf (Allemagne) le premier Français champion du monde de ski de fond en remportant la poursuite (15 km classique + 15 km libre). Depuis, le Haut-Savoyard de 32 ans s’est établi au sommet de la hiérarchie mondiale, même s’il a échoué dans sa quête olympique à Turin l’an dernier. Il compte désormais six succès en Coupe du monde, a élargi son registre, en progressant dans le style classique (2e à Kuusamo, Finlande, cet hiver) et se donne trois chances de monter sur un podium au Japon. « La poursuite est naturellement l’un de mes objectifs, mais je joue aussi le 15 km libre et le relais », assure Vittoz, très en forme en février avec une victoire à Davos (Suisse) et une 2e place à Changchun (Suisse), à chaque fois sur 15 km. Le chef de file de l’équipe de France ne porte plus à lui seul le poids des attentes françaises : Roddy Darragon, vice-champion olympique à Turin, est très discret cette saison et n’attend rien du sprint individuel disputé en classique, un style qu’il n’apprécie guère, mais peut (encore) surprendre dans le sprint par équipes. Mais c’est surtout Emmanuel Jonnier, avec deux premiers podiums en Coupe du monde, qui a pris beaucoup d’assurance cet hiver. Les relais attendus « Je pense bien sûr au 15 km skating du 28 février, mais si je suis bien après la portion de classique, un point faible que j’ai bien travaillé cet hiver, tout est possible pour la poursuite, car le format avec confrontation directe me réussit bien », insiste-t-il. Comme Vittoz, Jonnier sent toutefois que le relais, « après avoir tourné depuis quelque temps autour du podium » (4e à Turin), peut enfin faire sa médaille. Le relais est également l’un des objectifs de l’équipe de France de combiné nordique, d’autant qu’il est disputé cette année sous le format sprint (un saut et 5 km en ski de fond par relayeur) qui convient très bien à la jeune classe tricolore avec notamment Lamy-Chappuis et Maxime Laheurte (deux podiums cet hiver, 11e mondial). Quatrième du sprint des Jeux olympiques de Turin, Lamy-Chappuis, 20 ans, a depuis confirmé avec une victoire lors de la première épreuve de la saison et trois autres podiums. « J’ai déjà atteint mes objectifs en Coupe du monde pour cette saison, maintenant pour les Mondiaux, je veux monter sur un podium quelle que soit la distance », explique posément Lamy-Chappuis. Le Jurassien, né aux États-Unis d’une mère américaine et d’un père français, a d’excellents souvenirs sur le redouté tremplin de Sapporo : en mars dernier, il y a signé son premier succès en Coupe du monde.
Vincent Vittoz, champion du monde en titre de poursuite, et Jason Lamy-Chappuis, n° 4 mondial en combiné nordique, sont les têtes d’affiche de l’équipe de France qui participent à partir de demain aux championnats du monde de ski nordique à Sapporo (Japon).
En 2005, après un hiver perturbé par des soupçons de dopage, Vittoz était devenu à Oberstdorf (Allemagne) le premier Français champion du monde de ski de fond en remportant la poursuite (15 km classique + 15 km libre).
Depuis, le Haut-Savoyard de 32 ans s’est établi au sommet de la hiérarchie mondiale, même s’il a échoué dans sa quête olympique à Turin l’an dernier.
Il compte désormais six succès en Coupe du monde, a élargi son registre, en progressant dans le style classique (2e à Kuusamo, Finlande, cet hiver) et se donne trois chances de monter...