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UNION EUROPÉENNE Les Vingt-Sept font un pas vers une politique énergétique commune

Les Vingt-Sept sont tombés d’accord hier sur les prémices d’une politique énergétique commune incluant un objectif d’utilisation des biocarburants pour les véhicules d’ici à 2020, mais écartant pour l’instant d’autres mesures contraignantes faute de consensus. La Commission européenne avait dévoilé en janvier ce que pourraient être les bases d’une politique énergétique des Vingt-Sept, jugée incontournable au vu du réchauffement climatique et de la flambée des prix des hydrocarbures. Les ministres de l’Énergie venus hier à Bruxelles préparer le terrain du sommet européen des 8-9 mars, qui doit être largement consacré à l’énergie, ont fait un geste inattendu en s’imposant que la part des biocarburants atteigne 10 % des carburants consommés par les véhicules des Européens d’ici à 2020, contre 2 % en 2005. Avec un bémol tout de même, puisqu’ils ont conditionné cet objectif contraignant à des améliorations techniques et commerciales des biocarburants. « Il n’y a jamais eu de mesure aussi forte, c’est une véritable percée pour la protection climatique », a assuré le ministre allemand de l’Économie, Michael Glos, dont le pays préside l’UE jusqu’en juin. Les ministres des Vingt-Sept se sont toutefois montrés plus timorés sur la question des énergies renouvelables, qui devront représenter 20 % de la consommation globale de l’UE en 2020, contre 7 % actuellement. La Commission européenne souhaitait que cet objectif soit également contraignant, une idée pour l’instant écartée par les pays membres. « Nous continuerons à travailler sur le caractère contraignant de cet objectif de 20 % », a cependant prévenu le commissaire à l’Énergie, Andris Piebalgs, en présentant les conclusions de la réunion. Avant la réunion d’hier, l’Espagne, l’Italie, la Slovénie, le Danemark, la Suède ou encore l’Allemagne défendaient l’idée d’une quote-part obligatoire pour les renouvelables, tandis que la Grande-Bretagne, la France ou la Finlande y étaient opposées. Les Vingt-Sept ont écarté hier une autre proposition controversée pour scinder le « patrimoine » des producteurs d’énergie et des gestionnaires des réseaux de transport d’énergie. Même s’ils ont accepté l’objectif à atteindre d’un « fonctionnement indépendant » de la production et du transport d’énergie, afin de favoriser les investissements et l’entrée de nouveaux acteurs sur chaque marché national. « Nous devons encore clarifier la définition d’une séparation patrimoniale, que certains États membres interprètent à tort comme une privatisation », a expliqué pour sa part M. Piebalgs. Dans certains pays de l’UE, les activités de production d’électricité (11 pays) ou de production de gaz (7 pays) sont déjà séparées des activités de distribution et de transport énergétiques. La France, hostile à toute idée d’imposer une séparation patrimoniale entre le producteur électrique EDF et sa filiale de transport d’énergie RTE, a noté qu’une dizaine de pays étaient allés dans son sens.

Les Vingt-Sept sont tombés d’accord hier sur les prémices d’une politique énergétique commune incluant un objectif d’utilisation des biocarburants pour les véhicules d’ici à 2020, mais écartant pour l’instant d’autres mesures contraignantes faute de consensus.
La Commission européenne avait dévoilé en janvier ce que pourraient être les bases d’une politique énergétique des Vingt-Sept, jugée incontournable au vu du réchauffement climatique et de la flambée des prix des hydrocarbures.
Les ministres de l’Énergie venus hier à Bruxelles préparer le terrain du sommet européen des 8-9 mars, qui doit être largement consacré à l’énergie, ont fait un geste inattendu en s’imposant que la part des biocarburants atteigne 10 % des carburants consommés par les véhicules des Européens d’ici à 2020,...