Où est passé le chef radical chiite Moqtada Sadr ?
le 15 février 2007 à 00h00
Le chef radical chiite Moqtada Sadr, dont la milice est accusée d’attiser les violences en Irak, s’est réfugié en Iran pour éviter des ennuis liés au nouveau plan de sécurité, a assuré hier un responsable américain, affirmation qualifiée de « ridicule » par les siens.
L’homme qui avait défié en 2004 les Américains en appelant les chiites de Najaf (160 km au sud de Bagdad) au soulèvement contre l’occupant « a quitté l’Irak et il semble qu’il est en Iran », a déclaré, lors d’un point de presse à Bagdad, le porte-parole de l’armée américaine, le général William Caldwell. Le général n’a pas souhaité spéculer sur les raisons de l’éventuel départ de Moqtada Sadr, une nouvelle qui pourrait déstabiliser ses partisans.
Moqtada Sadr, aujourd’hui à la tête d’un courant disposant de six portefeuilles au gouvernement et chef de l’Armée du mehdi, puissante milice installée notamment à Sadr City (est de Bagdad), est toujours dans le pays, ont assuré pour leur part à l’AFP deux de ses proches, dont le leader de son groupe parlementaire, Nasser al-Roubaie. Bassam al-Aathari, un responsable de ses bureaux dans la ville sainte chiite de Najaf, a lui affirmé qu’il était toujours dans cette région et que, s’il envisageait de se rendre à l’étranger, une annonce serait faite. « C’est ridicule », a encore déclaré M. al-Roubaie. L’agence officielle iranienne Irna a également démenti qu’il se trouve dans ce pays.
Plusieurs commandants de la milice, que certains disent divisée, seraient en outre déjà partis à l’étranger. Moqtada Sadr, qui n’est pas apparu publiquement depuis plusieurs semaines, n’en serait toutefois pas à son premier voyage en Iran, pays où il s’est encore rendu en janvier.
Le chef radical chiite Moqtada Sadr, dont la milice est accusée d’attiser les violences en Irak, s’est réfugié en Iran pour éviter des ennuis liés au nouveau plan de sécurité, a assuré hier un responsable américain, affirmation qualifiée de « ridicule » par les siens.
L’homme qui avait défié en 2004 les Américains en appelant les chiites de Najaf (160 km au sud de Bagdad) au soulèvement contre l’occupant « a quitté l’Irak et il semble qu’il est en Iran », a déclaré, lors d’un point de presse à Bagdad, le porte-parole de l’armée américaine, le général William Caldwell. Le général n’a pas souhaité spéculer sur les raisons de l’éventuel départ de Moqtada Sadr, une nouvelle qui pourrait déstabiliser ses partisans.
Moqtada Sadr, aujourd’hui à la tête d’un courant disposant de six...
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