Geagea : Le criminel est le même depuis trente ans...
le 14 février 2007 à 00h00
Le président du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a affirmé hier que les martyrs de Aïn Alak « sont comme tous les martyrs qui sont tombés depuis trente ans ». « La cause est la même, le criminel est le même, et c’est le même peuple qui est visé », a affirmé M. Geagea, déplorant qu’on puisse s’en prendre à des civils qui tentaient de rejoindre leur lieu de travail pour gagner leur vie dans des circonstances difficiles.
« Beaucoup se demandent qui peut bien se cacher derrière cet acte lâche, ou bien pourquoi cette région est touchée de cette manière, pourquoi Bteghrine en particulier, le village du ministre de la Défense Élias Murr, et Bickfaya, celui du président Amine Gemayel... Sans oublier, évidemment, que cela coïncide avec la deuxième commémoration, demain, du début de l’intifada de l’indépendance et du martyre de Rafic Hariri. Par ailleurs, la région du Metn-Nord a toujours été le fer de lance de la lutte contre les ennemis du Liban », a indiqué Samir Geagea.
« Il est malheureux que certains aient pu atteindre un tel degré de criminalité. Mais cet attentat ne peut que renforcer notre détermination à mener le Liban à bon port », a poursuivi le chef des FL, estimant que « nous sommes en état de guerre non déclarée, une guerre dont le but est clair : ils ne veulent pas l’édification d’un État indépendant et démocratique au Liban. Tous ces concepts déplaisent à beaucoup de personnes dans la région ». « Cette bataille est notre bataille à tous. Elle n’est pas seulement celle du 14 Mars, des FL, du Courant du futur, du PSP, des Kataëb, du PNL ou des autres partis. C’est la bataille de tous les Libanais, parce que c’est la bataille du Liban », a-t-il souligné.
Samir Geagea a appelé les Libanais à se rendre aujourd’hui à la place des Martyrs en hommage aux martyrs tombés à Aïn Alak, ainsi qu’à Rafic Hariri, Samir Kassir, Georges Haoui, Gebran Tuéni et Pierre Gemayel « et tous les martyrs tombés pour le Liban ».
Selon lui, plusieurs objectifs se cachent derrière l’attentat de Aïn Alak : paralyser la commémoration du 14 février, adresser un message au ministre Élias Murr en raison de ses positions des deux dernières années, et des dernières semaines en particulier.
Après avoir appelé à un retour au dialogue et aux institutions « parce que le fait de se retrancher dans les places ne sert à rien et peut conduire à la sédition permanente », Samir Geagea a indiqué : « Certains services de sécurité ne sont liés en rien au gouvernement et prennent leurs directives d’ailleurs ». « Ils font ce qu’ils veulent selon leurs opportunités. Le gouvernement existe, mais à l’ombre des comportements que j’ai évoqués, ces administrations sécuritaires ne peuvent remplir leurs fonctions de la manière qu’il faut, laissant ainsi le peuple libanais à découvert. »
Le président du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a affirmé hier que les martyrs de Aïn Alak « sont comme tous les martyrs qui sont tombés depuis trente ans ». « La cause est la même, le criminel est le même, et c’est le même peuple qui est visé », a affirmé M. Geagea, déplorant qu’on puisse s’en prendre à des civils qui tentaient de rejoindre leur lieu de travail pour gagner leur vie dans des circonstances difficiles.
« Beaucoup se demandent qui peut bien se cacher derrière cet acte lâche, ou bien pourquoi cette région est touchée de cette manière, pourquoi Bteghrine en particulier, le village du ministre de la Défense Élias Murr, et Bickfaya, celui du président Amine Gemayel... Sans oublier, évidemment, que cela coïncide avec la deuxième commémoration, demain, du début de...
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