Le CPL dénonce les propos de Douste-Blazy
sur la minorité de blocage
le 02 février 2007 à 00h00
Le département des relations diplomatiques – section France du Courant patriotique libre a adressé au ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, un message dans lequel il dénonce les propos tenus par le chef du Quai d’Orsay lors d’une séance de questions orales à l’Assemblée nationale française, mardi dernier.
En réponse à une question du député Jean-Marc Nesme concernant les développements en cours sur la scène libanaise, le chef du Quai d’Orsay avait apporté un éclairage sur les événements au Liban, déclarant notamment à ce propos : « Sur le terrain, la situation est de plus en plus tendue, en particulier à Beyrouth, avec une majorité et une opposition qui n’arrivent pas à se réconcilier sur deux sujets, évidemment très importants. Le premier touche à la possibilité de donner à un tiers du gouvernement une minorité de blocage, ce qui est inacceptable car cela entraînerait une inefficacité du gouvernement. Le second problème concerne le tribunal à caractère international, seule solution pour éviter l’impunité de tous ceux qui veulent atteindre le Liban dans sa propre chair. »
Le message du CPL rapporte, en outre, un passage d’un article publié par M. Douste-Blazy dans l’édition du Monde datée du mardi 30 janvier. Le chef du Quai d’Orsay y avait notamment écrit : « Après trois mois d’une crise politique grave où chacun a campé sur ses positions, l’opposition semble vouloir faire le choix de l’escalade, au risque de renvoyer le pays aux pages les plus sombres de son histoire. »
Le CPL a considéré les propos de M. Douste-Blazy comme « une ingérence dans les affaires internes du Liban, dénotant une méconnaissance de la Constitution libanaise ». « En effet, poursuit le message aouniste, l’article 65 de la Constitution libanaise stipule que les questions fondamentales requièrent l’approbation des deux tiers des membres du gouvernement. » Le CPL souligne sur ce plan que le tiers réclamé par l’opposition au sein d’un gouvernement d’union nationale ne saurait être qualifié de « tiers de blocage ».
Réfutant, par ailleurs, l’assertion selon laquelle l’opposition a fait le choix de l’escalade, le CPL rappelle que « le gouvernement libanais formé en juillet 2005 n’incluait pas les représentants de la communauté chrétienne qui avait plébiscité les listes du général Michel Aoun à hauteur de 75 % des électeurs de cette communauté ».
Le département des relations diplomatiques – section France du Courant patriotique libre a adressé au ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, un message dans lequel il dénonce les propos tenus par le chef du Quai d’Orsay lors d’une séance de questions orales à l’Assemblée nationale française, mardi dernier.
En réponse à une question du député Jean-Marc Nesme concernant les développements en cours sur la scène libanaise, le chef du Quai d’Orsay avait apporté un éclairage sur les événements au Liban, déclarant notamment à ce propos : « Sur le terrain, la situation est de plus en plus tendue, en particulier à Beyrouth, avec une majorité et une opposition qui n’arrivent pas à se réconcilier sur deux sujets, évidemment très importants. Le premier touche à la possibilité de...
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