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Canada L’« accommodement raisonnable » en question au Québec

Plusieurs affaires ont relancé au Québec ces dernières semaines un débat sur les « accommodements raisonnables », une notion juridique souvent assimilée à tort avec une tolérance jugée excessive envers les coutumes ou la religion d’immigrants. Plusieurs affaires ont défrayé la chronique ces derniers mois : notamment des demandes de femmes musulmanes qui souhaitaient bénéficier d’horaires spéciaux à la piscine pour ne pas se baigner en présence d’hommes. Ce qui a abouti à une certaine « grogne » dans l’opinion publique, générant quelquefois des initiatives controversées. Ainsi, la petite localité d’Hérouxville a adopté un code avertissant les immigrants potentiels que l’on pouvait ni lapider les femmes ni porter la burqa sur son territoire. Pour Pierre Anctil, directeur de l’institut d’études canadiennes à l’université d’Ottawa, le débat actuel ne signifie pas toutefois l’échec du modèle multiculturaliste canadien. « Il est sain dans une société comme la nôtre qui évolue vers une pluriethnicité plus grande qu’on ait un débat, plutôt que cela refasse surface de manière violente », dit-il.
Plusieurs affaires ont relancé au Québec ces dernières semaines un débat sur les « accommodements raisonnables », une notion juridique souvent assimilée à tort avec une tolérance jugée excessive envers les coutumes ou la religion d’immigrants. Plusieurs affaires ont défrayé la chronique ces derniers mois : notamment des demandes de femmes musulmanes qui souhaitaient bénéficier d’horaires spéciaux à la piscine pour ne pas se baigner en présence d’hommes. Ce qui a abouti à une certaine « grogne » dans l’opinion publique, générant quelquefois des initiatives controversées. Ainsi, la petite localité d’Hérouxville a adopté un code avertissant les immigrants potentiels que l’on pouvait ni lapider les femmes ni porter la burqa sur son territoire. Pour Pierre Anctil, directeur de l’institut d’études...