Les attentes sur un éventuel déblocage des discussions à l’OMC grâce aux discussions entre ministres du Commerce à Davos « sont peut-être un peu excessives », a estimé hier la commissaire européenne à l’Agriculture Mariann Fischer Boel.
« Attendons de voir s’il y aura un mouvement quelconque à Davos », a-t-elle jugé à la veille de nouvelles discussions exploratoires, en marge du Forum de l’économie mondiale dans la station de ski suisse, pour sortir le cycle de Doha de l’impasse.
« J’ai vu certains titres de journaux affirmant que Davos serait crucial pour l’avenir des négociations. Il est toujours dangereux de créer une attente trop importante si ensuite les résultats ne suivent pas », a expliqué la commissaire européenne.
« Après la suspension des négociations en juillet dernier, nous avons manifesté à plusieurs reprises notre volonté d’améliorer notre offre agricole », a-t-elle dit, en soulignant que cela dépendait des propositions des partenaires de l’UE.
« Malheureusement, nous n’avons encore rien vu venir », a-t-elle ajouté, en marge de la présentation d’une proposition de réforme du secteur européen des fruits et légumes adoptée mercredi par la Commission européenne.
Cette proposition incorpore l’engagement de l’UE d’abolir toutes les subventions agricoles à l’exportation, a-t-elle précisé.
« Les discussions se poursuivant à l’OMC, la proposition ne prend pas en compte de nouvelles règles, si ce n’est que nous proposons d’éliminer toutes les restitutions à l’exportation pour les fruits et légumes », a indiqué la commissaire au cours d’une conférence de presse.
L’Union européenne s’était engagée à Hong Kong en décembre 2005 à éliminer d’ici à 2013 toutes les subventions à l’exportation pour les productions agricoles, à condition que les autres pays accordant des subventions en fassent autant.
Cet engagement est subordonné à un accord global dans le cadre du cycle de Doha de l’OMC, dont les négociations, suspendues en juillet dernier, font actuellement l’objet de tentatives de réanimation.
Pour Mme Fischer Boel, une éventuelle réduction des tarifs douaniers agricoles de l’UE dans le cadre d’un accord à l’OMC « ne devrait pas perturber de manière significative » la situation des producteurs européens parce que « nos droits à l’importation sont déjà très bas en ce qui concerne les fruits et légumes ».
Elle a pris bien soin de ne pas préciser ce que pourrait être cette réduction moyenne des tarifs douaniers agricoles de l’UE, qui a fait ces jours derniers l’objet de diverses spéculations.
En octobre 2005, l’UE avait offert une réduction de 39 % en moyenne de ses tarifs et indiqué par la suite sa disponibilité à se rapprocher, sans toutefois l’atteindre, de la baisse moyenne de 54 % demandée par les pays émergents du G20.
Les attentes sur un éventuel déblocage des discussions à l’OMC grâce aux discussions entre ministres du Commerce à Davos « sont peut-être un peu excessives », a estimé hier la commissaire européenne à l’Agriculture Mariann Fischer Boel.
« Attendons de voir s’il y aura un mouvement quelconque à Davos », a-t-elle jugé à la veille de nouvelles discussions exploratoires, en marge du Forum de l’économie mondiale dans la station de ski suisse, pour sortir le cycle de Doha de l’impasse.
« J’ai vu certains titres de journaux affirmant que Davos serait crucial pour l’avenir des négociations. Il est toujours dangereux de créer une attente trop importante si ensuite les résultats ne suivent pas », a expliqué la commissaire européenne.
« Après la suspension des négociations en juillet dernier, nous avons...
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