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Une conférence islamique interpelle l’Iran sur la violence sectaire

Une conférence à Doha sur le dialogue entre les sectes de l’islam a demandé hier à l’Iran d’user de son influence en Irak pour y arrêter « la guerre confessionnelle », à l’issue de trois jours de débats souvent houleux. Plus de 200 ulémas et penseurs de diverses sectes de l’islam de 44 pays ont décidé de dépêcher une délégation, conduite par l’éminent dignitaire sunnite, cheikh Youssef al-Qardaoui, en Iran, pays chiite qui, selon lui, « détient les clés d’un règlement en Irak », pays ravagé par les violences. Cheikh Qardaoui sera secondé dans cette tâche par un chiite, l’ayatollah Mohammad Ali Taskhiri, secrétaire général du Forum mondial pour le rapprochement des écoles islamiques en Iran, qui participait à la conférence. Dans un communiqué, les participants ont « condamné la guerre confessionnelle entre sunnites et chiites en Irak, qui conduit au démantèlement du pays », soulignant que l’effusion de sang des musulmans était prohibée par l’islam. Ils ont également appelé à « s’abstenir de tout prosélytisme chiite dans les pays sunnites et inversement ». Cheikh Qardaoui, qui préside la Fédération internationale des ulémas, a vivement dénoncé « les tentatives des chiites d’étendre leur confession dans les pays sunnites » et accusé des chiites irakiens et iraniens d’être derrière « les escadrons de la mort », accusés de tuer les sunnites en Irak. Il a toutefois défendu énergiquement « le droit de l’Iran à posséder la force nucléaire pacifique ». Il a également appelé les musulmans à « défendre l’Iran contre l’agression américaine » qui se prépare, selon lui, contre l’Iran. La conférence, coorganisée par l’université du Qatar, le ministère qatari des Affaires étrangères et l’université d’al-Azhar, visait essentiellement à favoriser le dialogue entre sunnites et chiites.
Une conférence à Doha sur le dialogue entre les sectes de l’islam a demandé hier à l’Iran d’user de son influence en Irak pour y arrêter « la guerre confessionnelle », à l’issue de trois jours de débats souvent houleux. Plus de 200 ulémas et penseurs de diverses sectes de l’islam de 44 pays ont décidé de dépêcher une délégation, conduite par l’éminent dignitaire sunnite, cheikh Youssef al-Qardaoui, en Iran, pays chiite qui, selon lui, « détient les clés d’un règlement en Irak », pays ravagé par les violences. Cheikh Qardaoui sera secondé dans cette tâche par un chiite, l’ayatollah Mohammad Ali Taskhiri, secrétaire général du Forum mondial pour le rapprochement des écoles islamiques en Iran, qui participait à la conférence. Dans un communiqué, les participants ont « condamné la guerre...