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ZONE EURO La fièvre immobilière espagnole retombe doucement

La fièvre du marché immobilier espagnol, jusqu’à présent l’un des plus bouillonnants d’Europe, s’apaise, alors que les prix des logements ont enregistré en 2006 leur plus faible progression depuis 2000. L’indice général des prix des logements a augmenté de 9,1 % en 2006, a annoncé hier le ministère du Logement, soit « la plus faible (progression) depuis 2000 ». « Un chiffre bien inférieur à ce que nous avions connu il y a encore un ou deux ans », a commenté hier la numéro deux du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega. « C’est une très bonne nouvelle que les prix soient en train de baisser modérément », s’est encore félicitée Mme Fernandez de la Vega. En 2005, la hausse avait été de 12,6 %, et l’Espagne vit depuis une dizaine d’années une véritable frénésie immobilière alimentée par des crédits bon marché, une croissance dynamique et une forte immigration. Ainsi, depuis 1997, la hausse cumulée a été de plus de 150 %, mais, depuis plusieurs mois, tous les indicateurs semblent tendre vers un « atterrissage ». « Toutes les études récemment publiées montrent que nous serions en dessous de 10 %», a expliqué Angel Garay, adjoint au directeur de l’association de consommateurs Ausbanc. « C’est une bonne nouvelle parce que la décélération qui était attendue en vain depuis des années est en train de se produire », a-t-il ajouté, précisant que selon lui, le consensus des promoteurs et experts table sur une hausse de 7 % du prix des logements pour 2007. « Les prix baissent avant tout parce qu’ils étaient devenus insoutenables », a déclaré José Luis Suarez, professeur à l’école de commerce IESE. « Il y a eu des années où les hausses étaient de 17 %, bien plus que l’accroissement de la capacité financière des ménages », ajoute-t-il. Une autre explication de ce ralentissement, qui alimente aussi les scénarios les plus pessimistes, provient de l’endettement des ménages. Les familles espagnoles consomment beaucoup, tirant la croissance vers le haut, et s’endettent aussi énormément. Selon les dernières données publiées par la Banque d’Espagne, l’endettement des ménages s’élevait en novembre à 765,94 milliards d’euros, en hausse de 19,5 % par rapport à l’année précédente. Sur cette somme, la part dédiée au logement progressait encore plus vite, de 20,2 %, à 560,13 milliards. Les tenants d’un « scénario catastrophe » estiment que ce fort endettement conjugué à un renchérissement du prix de l’argent, tel que celui opéré actuellement par la Banque centrale européenne (BCE), pourrait faire des dégâts. Mais « le scénario catastrophe n’existe pas », selon M. Garay, pour qui « tout pointe vers un atterrissage en douceur des prix et de la demande ».

La fièvre du marché immobilier espagnol, jusqu’à présent l’un des plus bouillonnants d’Europe, s’apaise, alors que les prix des logements ont enregistré en 2006 leur plus faible progression depuis 2000. L’indice général des prix des logements a augmenté de 9,1 % en 2006, a annoncé hier le ministère du Logement, soit « la plus faible (progression) depuis 2000 ». « Un chiffre bien inférieur à ce que nous avions connu il y a encore un ou deux ans », a commenté hier la numéro deux du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega.
« C’est une très bonne nouvelle que les prix soient en train de baisser modérément », s’est encore félicitée Mme Fernandez de la Vega.
En 2005, la hausse avait été de 12,6 %, et l’Espagne vit depuis une dizaine d’années une véritable frénésie immobilière...