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830 900 bébés en 2006 La France affiche une fécondité exceptionnelle en Europe

La France, dont la politique de natalité est souvent montrée en exemple, est « très probablement » devenue le pays le plus fécond d’Europe avec un taux de deux enfants par femme en 2006, inégalé depuis 30 ans, qui lui permet presque d’assurer le renouvellement des générations. Avec 63,4 millions d’habitants au 1er janvier 2007, sa population continue d’augmenter, grâce à un nombre record de naissances en 2006, selon un bilan publié hier par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Malgré une poursuite du vieillissement de la population, la vitalité démographique observée depuis plusieurs années fait de la France une exception en Europe et, plus généralement, par rapport à la plupart des pays industrialisés. Autre exception française, les mouvements migratoires ne contribuent qu’à un quart de la croissance démographique alors qu’ils représentent 80 % de celle de l’ensemble des pays de l’Union européenne. La France est « très probablement » devenu le pays le plus fécond d’Europe en 2006, avec deux enfants par femme, a indiqué le directeur général de l’Insee Jean-Michel Charpin, la moyenne de l’UE restant très basse, de 1,52 enfant par femme en 2005. Le seuil du remplacement des générations, qui est de 2,07 enfants par femme, est quasiment atteint. Les Françaises en âge de procréer sont moins nombreuses, puisque le nombre de femmes de 20 à 40 ans continue de diminuer (28 000 de moins qu’en 2005), mais elles remplissent les berceaux : en 2006, la France a enregistré 830 900 naissances (+2,9 % en un an), revenant au niveau de 1981. Plus qu’en Allemagne ou que dans les pays d’Europe du Sud, la généralisation de l’école maternelle dès l’âge de deux ou trois ans et l’existence de nombreuses crèches et assistantes maternelles pour garder les bébés permettent davantage aux Françaises d’être mères tout en continuant à travailler. Les Françaises ont aussi pour particularité un taux d’activité au-dessus de la moyenne européenne, avec 81 % des femmes de 25 à 49 ans actives en 2005. Comme elles commencent à travailler plus tard qu’autrefois, le nombre de naissances n’a augmenté que pour les mères de 30 ans ou plus, une tendance constatée aussi ailleurs en Europe. Les Françaises accouchent en moyenne à 29,8 ans, au lieu de 27,7 ans il y a vingt ans. Les enfants nés de mères étrangères représentent 12 % de l’ensemble des naissances. En 1996, cette proportion atteignait 9,6 %. Plus de naissances, et moins de décès (-7 100 par rapport à 2005) : la France a gagné « naturellement » 300 000 personnes. Martine VERON (AFP)

La France, dont la politique de natalité est souvent montrée en exemple, est « très probablement » devenue le pays le plus fécond d’Europe avec un taux de deux enfants par femme en 2006, inégalé depuis 30 ans, qui lui permet presque d’assurer le renouvellement des générations.

Avec 63,4 millions d’habitants au 1er janvier 2007, sa population continue d’augmenter, grâce à un nombre record de naissances en 2006, selon un bilan publié hier par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Malgré une poursuite du vieillissement de la population, la vitalité démographique observée depuis plusieurs années fait de la France une exception en Europe et, plus généralement, par rapport à la plupart des pays industrialisés. Autre exception française, les mouvements migratoires ne...